Incipitblog au Grand Palais ! (et autres nouveautés)

Quoi de neuf pour Incipitblog ?

Si vous vous rendez à l’exposition La force de l’art, qui a lieu au Grand Palais jusqu’au 25 juin 2006, vous aurez l’occasion d’y entendre quelques lectures d’Incipitblog car Niek van de Steeg et Gilles Grand m’ont proposé de participer à leur installation Dipcast!

Merci à Sébastien du FrenchLearningCenter qui nous offre un peu d’espace et de bande passante sur son serveur et rejoint ainsi le très honorable et envié cercle des généreux mécènes d’Incipitblog!

Enfin, si vous avez vous même un site, vous pouvez désormais très simplement proposer à vos visiteurs d’écouter les dernières lectures d’incipitblog, directement depuis votre site, grâce à Grazr!



CHARLES BUKOWSKI - Les empoisonneurs de chiens: lettre à Douglas Blazek (22 mars 1966)

Téléchargement (3 Mo)



(7 mn)
Intégrale - [Livre audio mp3] (lecture par Denis Mallet pour Close Combat, sur jetFM)
« Les empoisonneurs de chiens sont légion. Ils font leur coup en douce et se font rarement prendre. Il est vrai qu’il n’y a pas assez de morts, il faut […] »
[mp3 via edk] [wp]

(Lettre parue dans Correspondance (1958-1994), Editions Grasset 2005, traduit de l’américain par Marc Hortemel)

« Charles Bukowski, ” Hank ” pour ses amis, est né en 1920. Il est mort à San Diego le 9 mars 1994. Tour à tour postier, magasinier, employé de bureau, Bukowski venu tard à la littérature, est aujourd’hui un écrivain culte. L’ensemble de son Å“uvre est réunie en trois volumes de la collection Bibliothèque Grasset (Contes et nouvelles, 2003 ; Å’uvre romanesque, octobre 2005 ; Mémoires et poèmes, à paraître en 2007).

Ce choix de lettres provient de trois volumes de correspondance inédite : “Hurlements du balcon (1958-1970)” , “Vivre en comptant sur la chance (1960-1970)” et “Pour atteindre le soleil (1978-1994)”. Il nous révèle un Bukowski à la fois éloigné mais toujours très proche de son Å“uvre. Il nous montre sans fausse pudeur et sans artifices les détails de son quotidien, le cheminement de sa pensée tout au long de ces années, et la vie intellectuelle des éditeurs underground des années 1960-1970. Il évoque avec un humour féroce les différentes femmes qui l’accompagnent ; on découvre également son rapport à l’histoire, ses réflexions sur la poésie - bien qu’il se défende de n’en avoir rien à faire.
Bukowski envoie souvent à ses amis des poèmes qu’il a tout juste achevés : ses lettres dévoilent alors une écriture à l’état brut et un travail en constante évolution. On retrouve pendant ces quatre décennies les mêmes destinataires : entre autres, E.V.Griffith, qui a publié son premier recueil de poèmes ; Jon et Louise Webb, éditeurs de Bukowski mais aussi de William Burroughs et de Henry Miller ; Carl Weissner, son éditeur allemand qui traduit son Å“uvre et le fait connaître dès les années 1960 en Allemagne ; enfin John Martin, fondateur de Black Sparrow Press, qui décide en 1966 de lui verser une rente à vie, pour que Bukowski quitte enfin le bureau de poste où il s’use la santé. On lit tour à tour des conseils d’encouragement, des critiques sur le monde contemporain, des jugements sur tel auteur…
Même si sa soûlographie est un élément récurrent de toute sa correspondance, on retient d’abord de Bukowski sa sensibilité, son endurance, sa générosité, sa volonté de résister à toute forme d’obscurantisme moral, littéraire ou social. » (Note de l’éditeur)

« Douglas Blazek publie la revue Ole chez Mimeo press. Blazek publie plusieurs textes de Bukowski. La revue est vite reconnue dans le milieu underground. En 1965, il publie deux ouvrages de Bukowski où apparaît pour la première fois le personnage Henry Chinaski, double de Bukowski. » (tiré du site black-sparrow)




NICHOLAS COOK - Musique, une très brève introduction (1998)

Téléchargement (10 Mo)



(24 mn)
Incipit - [Livre audio mp3]
« “Je veux être… musicien.” C’est par ces mots que s’ouvre le film publicitaire pour les caisses de retraite Prudential diffusé à la télévision anglaise fin 1992. La première image montre un jeune homme confortablement installé dans un fauteuil, il arbore une expression rêveuse et mélancolique et écoute de la musique au […] »
[mp3 via edk] [ailleurs]

(Music, a very short introduction. Traduit de l’anglais en 2006 par Nathalie Gentili.)

« Nicholas Cook enseigne la musicologie à l’université de Southampton, ainsi qu’à Hong Kong, en Australie et aux USA. Musique, une très brève introduction a paru en Angleterre dans la célèbre collection “Very short introduction” d’Oxford University Press. L’ouvrage s’est très vite imposé comme un classique, une oeuvre originale et personnelle. Nicholas Cook a, en effet, accompli un véritable tour de force en réussissant à faire le point en si peu de pages sur ce qu’est l’essence de la musique, et à analyser les valeurs et les qualités que nous lui associons. Qu’est-ce que la musique ? D’où vient-elle ? Comment est-elle construite ? Comment est-elle consommée ? Qu’est-ce qui nous charme en elle ? L’auteur entreprend de répondre à ces questions avec humour et finesse en s’appuyant sur des exemples qui vont de Beethoven aux Spice Girls en passant par la cithare chinoise. Il analyse les valeurs individuelles, sociales, culturelles et même sexuelles qu’elle véhicule, les différents usages qui en sont faits (du religieux à la publicité), et se place tour à tour du point de vue du compositeur, de l’interprète et de l’auditeur. Il met au jour les structures sociales et institutionnelles qui conditionnent l’approche que chaque société se fait d’elle. La musique nous semble, d’une certaine façon, constituer un monde en soi - et pourtant elle baigne dans les valeurs humaines, dans notre interprétation de ce qui est bien ou mal, vrai ou faux. » (Présentation de l’éditeur)




La lecture intégrale du Bon usage de la piraterie (de Florent Latrive) est disponible !

Lecture intégrale - [Livre audio mp3]
Incipit Blog s’est proposé en 2005 de réaliser une adaptation audio du livre de Florent Latrive. Grâce à vous qui avez prêté votre voix, la lecture intégrale est aujourd’hui en ligne sur cette page!




JEAN-LOUIS COSTES - Grand Père (2006)

Téléchargement (7 Mo)



(6 mn)
Incipit - [Livre audio mp3] (lecture par Costes)
« Je m’appelle Jean-Louis Garnick Philippe Costes. Garnick parce que mon grand-père s’appelait Garnick Sarkissian. C’était un immigré arménien. Un clodo. Une merde. Il parlait toujours pas français après 50 ans passés en France, en plus il avait oublié l’arménien ! […] »
[mp3 via edk] [wp]

« Mon expérience de la chanson influe certainement sur mon écriture. Je ne sais pas à l’avance de quoi je vais parler. Mon seul plan est de me conditionner pour entrer dans un état proche de la transe, en m’isolant complètement, en ne mangeant et ne dormant presque plus. La solitude et la faiblesse ouvrent un porte secrète dans ma tête. Je plonge dans un tunnel mental. Une voix me parle et je n’ai plus qu’à transcrire ce qu’elle me raconte. J’écris à toute vitesse, sans relire. Que ça soit bon ou mauvais n’est pas important. L’essentiel est de laisser jaillir librement le flux mental. De ne surtout pas chercher à le canaliser. Je fixe sur le papier tous les mots qui me viennent, nuit et jour, jusqu’à ce que je tombe épuisé. Et quand je me réveille, je recommence. Au bout d’un moment (six semaines pour Grand Père) le flux se tarit, la voix se tait. Je n’ai plus rien à écrire et le livre est fini.
Mais il s’agit d’un livre incommunicable, le charabia incomprehensible d’un sorcier. Mon travail consiste alors à élaguer et reconstruire ce délire pour le transformer en roman accessible à tous, avec une histoire et un style simple. Avec 1500 pages d’un flux hallucinant de mots, je fais un roman de 300 pages. » (Entretien avec Costes)