« Un aéroport… Ambiance à peu près aussi spectrale que celle restituée par un spectacle de patronage. Derrière un comptoir surélevé, une femme grisonnante aux traits froids et cireux de bureaucrate intergalactique. Elle porte un uniforme bleu-gris. Lointains bruits d’aéroports, brouillés et incompréhensibles, et par […] »
(My Education: a Book of Dreams. Traduit de l’anglais en 1996 par Sylvie Durastanti pour Christian Bourgeois Editeur.)
« William Burroughs nous livre ici son autobiographie. Mais cette autobiographie a été écrite dans l’esprit qui a guidé ce grand écrivain américain depuis Le Festin nu et La Machine molle : elle se présente comme un enchevêtrement de rêves et de réminiscences. Cette vision kaléidoscopique nous introduit dans l’univers personnel d’un homme qui a, depuis toujours, vécu l’écriture comme une expérience des limites et qui a croisé sur son chemin des hommes qui, comme lui, ont voulu changer la vie et changer la littérature. Mordant, incisif, drôlatique, Burroughs se penche sur les lieux (Tanger, Paris, New York) et les êtres (Ginsberg, Kerouac, Genet, Gysin, etc.) qui ont compté dans son passé, et qui feront partie désormais de la mythologie littéraire du XXème siècle. » (Gérard-Georges Lemaire)
« Les empoisonneurs de chiens sont légion. Ils font leur coup en douce et se font rarement prendre. Il est vrai qu’il n’y a pas assez de morts, il faut […] »
(Lettre parue dans Correspondance (1958-1994), Editions Grasset 2005, traduit de l’américain par Marc Hortemel)
« Charles Bukowski, ” Hank ” pour ses amis, est né en 1920. Il est mort à San Diego le 9 mars 1994. Tour à tour postier, magasinier, employé de bureau, Bukowski venu tard à la littérature, est aujourd’hui un écrivain culte. L’ensemble de son œuvre est réunie en trois volumes de la collection Bibliothèque Grasset (Contes et nouvelles, 2003 ; Œuvre romanesque, octobre 2005 ; Mémoires et poèmes, à paraître en 2007).
Ce choix de lettres provient de trois volumes de correspondance inédite : “Hurlements du balcon (1958-1970)” , “Vivre en comptant sur la chance (1960-1970)” et “Pour atteindre le soleil (1978-1994)”. Il nous révèle un Bukowski à la fois éloigné mais toujours très proche de son œuvre. Il nous montre sans fausse pudeur et sans artifices les détails de son quotidien, le cheminement de sa pensée tout au long de ces années, et la vie intellectuelle des éditeurs underground des années 1960-1970. Il évoque avec un humour féroce les différentes femmes qui l’accompagnent ; on découvre également son rapport à l’histoire, ses réflexions sur la poésie - bien qu’il se défende de n’en avoir rien à faire.
Bukowski envoie souvent à ses amis des poèmes qu’il a tout juste achevés : ses lettres dévoilent alors une écriture à l’état brut et un travail en constante évolution. On retrouve pendant ces quatre décennies les mêmes destinataires : entre autres, E.V.Griffith, qui a publié son premier recueil de poèmes ; Jon et Louise Webb, éditeurs de Bukowski mais aussi de William Burroughs et de Henry Miller ; Carl Weissner, son éditeur allemand qui traduit son œuvre et le fait connaître dès les années 1960 en Allemagne ; enfin John Martin, fondateur de Black Sparrow Press, qui décide en 1966 de lui verser une rente à vie, pour que Bukowski quitte enfin le bureau de poste où il s’use la santé. On lit tour à tour des conseils d’encouragement, des critiques sur le monde contemporain, des jugements sur tel auteur…
Même si sa soûlographie est un élément récurrent de toute sa correspondance, on retient d’abord de Bukowski sa sensibilité, son endurance, sa générosité, sa volonté de résister à toute forme d’obscurantisme moral, littéraire ou social. » (Note de l’éditeur)
« Douglas Blazek publie la revue Ole chez Mimeo press. Blazek publie plusieurs textes de Bukowski. La revue est vite reconnue dans le milieu underground. En 1965, il publie deux ouvrages de Bukowski où apparaît pour la première fois le personnage Henry Chinaski, double de Bukowski. » (tiré du site black-sparrow)
« “Je veux être… musicien.” C’est par ces mots que s’ouvre le film publicitaire pour les caisses de retraite Prudential diffusé à la télévision anglaise fin 1992. La première image montre un jeune homme confortablement installé dans un fauteuil, il arbore une expression rêveuse et mélancolique et écoute de la musique au […] »
(Music, a very short introduction. Traduit de l’anglais en 2006 par Nathalie Gentili.)
« Nicholas Cook enseigne la musicologie à l’université de Southampton, ainsi qu’à Hong Kong, en Australie et aux USA. Musique, une très brève introduction a paru en Angleterre dans la célèbre collection “Very short introduction” d’Oxford University Press. L’ouvrage s’est très vite imposé comme un classique, une oeuvre originale et personnelle. Nicholas Cook a, en effet, accompli un véritable tour de force en réussissant à faire le point en si peu de pages sur ce qu’est l’essence de la musique, et à analyser les valeurs et les qualités que nous lui associons. Qu’est-ce que la musique ? D’où vient-elle ? Comment est-elle construite ? Comment est-elle consommée ? Qu’est-ce qui nous charme en elle ? L’auteur entreprend de répondre à ces questions avec humour et finesse en s’appuyant sur des exemples qui vont de Beethoven aux Spice Girls en passant par la cithare chinoise. Il analyse les valeurs individuelles, sociales, culturelles et même sexuelles qu’elle véhicule, les différents usages qui en sont faits (du religieux à la publicité), et se place tour à tour du point de vue du compositeur, de l’interprète et de l’auditeur. Il met au jour les structures sociales et institutionnelles qui conditionnent l’approche que chaque société se fait d’elle. La musique nous semble, d’une certaine façon, constituer un monde en soi - et pourtant elle baigne dans les valeurs humaines, dans notre interprétation de ce qui est bien ou mal, vrai ou faux. » (Présentation de l’éditeur)
« Edward Lear (1812-1888). Dessinateur, peintre, aquarelliste, humoriste, Lear, précurseur de Lewis Caroll , est le créateur des Limericks, systématiques et courts poèmes, toujours illustrés, construits dira-t-il ” sans m’être aidé d’une autre convention que celle d’un ravissement sans bornes, faisant un accueil chaleureux à toute apparition d’une absurdité nouvelle, le nonsense, pur et absolu, fut mon but essentiel. ” Books of Nonsense, publié en Angleterre en 1863, valut à Edward Lear, outre une notoriété immense, l’amitié de la reine Victoria qui en fit son professeur de dessin ! Dénués du sens commun le plus élémentaire, continuèrent à paraître d’autre limericks, des alphabets, recettes de cuisine et autres botaniques délirantes. »
Cette page accueille la lecture intégrale d’Ainsi parlait Zarathoustra, de Friedrich Nietzsche. Elle est tirée de la version traduite par Henri Albert disponible sur ce site ou sur wikisource.
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“Ainsi parlait Zarathoustra est, de tous les écrits de Nietzsche, celui qui a exercé sans doute l’influence la plus forte ou, du moins, la plus spectaculaire. Ce fut essentiellement la vision du surhomme qui, dans les années 1890, n’a cessé de fasciner les contemporains au point de les rendres aveugles à l’ambiguïté radicale et aux contradictions voulues de l’”enseignement’” de Zarathoustra. Les premiers lecteurs furent davantage sensibles au prétendu jaillissement d’une force explosive qu’à l’ironie, au scepticisme et au doute qui habitaient aussi ce livre”. (Peter Pütz)
ALSO SPRACH ZARATHUSTRA
traduit de l’allemand par Henri Albert
“Ça n’a rien à voir avec la mort. Mais ça a à voir avec la sublime beauté de la couleur de la viande. Ainsi parlait Francis Bacon, un peintre du XXe siècle, expliquant pourquoi il peignait des scènes sordides et sanguinolentes. Tout en admirant son sentiment, j’émets […]”
(”self-made man” traduit de l’américain par Nicolas Richard)
“Contes de la fée verte, son précédent recueil de nouvelles, démontrait la fulgurance du talent de Poppy Z. Brite. Avec Self-made man, elle revient avec de nouvelles histoires exquises et effrayantes. De l’horreur pure avec Délivrance, où un jeune travesti découvre l’amour avec un tueur, à la nouvelle historique déjantée, Mussolini et le jazz de la Nouvelle-Orléans, où un détective est engagé par le fantôme de l’archiduc François-Ferdinand, en passant par le saugrenu In vermis veritas où un asticot se confesse, Poppy Brite explore toutes les couleurs du fantastique et de l’horreur. Des derniers jours d’Elvis aux délires d’un médecin-légiste, des neiges d’un Amsterdam érotique aux bouillonnements méphitiques des bayous de la Nouvelle-Orléans, l’auteur nous convie à un festin riche de mille effrois délicats et raffinés.
Préfacé par Peter Straub, ce recueil […] comblera les plus gourmands et les fins gourmets.” (Daniel Conrad)
“Comme tous les hommes de Babylone, j’ai été proconsul; comme eux tous, esclave; j’ai connu comme eux tous l’omnipotence, l’opprobre, les prisons. Regardez : à ma main droite il manque l’index. Regardez : cette déchirure de mon manteau laisse voir sur mon estomac un […]”
(”Ficciones” traduit de l’espagnol par Nestor Ibarra)
“Fictions est une reprise de deux recueils publiés en 1941 et 1944, contenant 17 nouvelles ou contes brefs relevant du fantastique moderne dont l’écrivain argentin est l’un des meilleurs représentants. Maître de l’insolite, à l’érudition vertigineuse, Borges possède à merveille cet art subtil et allusif qui plonge le lecteur dans un état second où la réalité prend un relief étrange et dépaysant. Un ouvrage important pour le genre”. (sdm)
“Sans doute y a-t-il du dilettantisme dans ces Fictions, jeux de l’esprit et exercices de style fort ingénieux. Pourtant, le pluriel signale d’emblée qu’il s’agit d’une réflexion sur la richesse foisonnante de l’imagination. Au nombre de dix-huit, ces contes fantastiques révèlent, chacun à sa manière, une ambition totalisante qui s’exprime à travers de nombreux personnages au projet démiurgique ou encore à travers La Bibliothèque de Babel, qui prétend contenir l’ensemble des livres, existants ou non.
La multitude d’univers parallèles et d’effets de miroir engendrent un “délire circulaire” vertigineux, une interrogation sur la relativité du temps et de l’espace. Dans quelle dimension sommes-nous ? Qui est ce “je” qui raconte l’invasion de la cité dans La Loterie de Babylone ? En mettant en vis-à-vis le Quichotte de Ménard et celui de Cervantès, lit-on la même chose ou bien la décision de redire suffit-elle à rendre la redite impossible ?
Il n’est pas certain que l’on ait envie d’être relevé du doute permanent qui nous habite au cours de cette promenade dans Le Jardin aux sentiers qui bifurquent. On accepte volontiers d’être les dupes de ces Artifices, conçus comme le tour le plus impressionnant d’un prestidigitateur exercé”. (Sana Tang-Léopold Wauters)
“Pour commencer par le commencement, c’est nuit de printemps sans lune dans le petit bourg, sans étoiles, et noir de bible, dans les rues aux pavés ronds, silencieuses et dans le bois bossu, bois des amoureux et des lapins qui boitillent imperceptiblement jusqu’à la […]”
(”Under Milk Wood” traduit de l’anglais par Jacques B. Brunius)
“Dylan Thomas voulait écrire une pièce pour les habitants du village où il termina ses jours, Laugharne (Pays de Galle), qui “mêlent les jeux d’intelligence de l’Ulysse de Joyce et le lyrisme campagnard des villageois”. “Under Milk Wood” (“Au Bois Lacté”) décrit une journée de printemps dans un port de pêche, la vie et les rêves des villageois, figures bouffones et poétiques.
Deux voix narratives tout au long de la pièce vous conduisent par les rues, pénètrent les intérieurs, présentent et révèlent les personnages que l’on va entendre d’abord rêver, s’éveiller, puis s’acquitter de leurs tâches quotidiennes, selon les moments et les lieux du jour, assister à leurs amours, leurs querelles, leur ordinaire fait d’excentricités. Les villageois se connaissent tous, se convoitent, se méprisent, se jalousent, s’aiment, les ragots vont bon train, même les morts y prennent part. Pas moins d’une soixantaine de personnages que l’auteur croque à l’aune de son destructeur génie poétique, de sa verve comique, et de la compassion qu’il éprouve pour les modèles de sa composition.
Dylan Thomas a voulu écrire une œuvre vive et bouffonne, recevable par tous. Poète au génie inné, il cisèle la langue à l’extrême, l’enrichit de métaphores, d’adjectifs qu’il invente, de systèmes d’assonance, entrelaçant sans cesse les genres littéraires où se juxtaposent lyrisme, dialogues, récitatifs, chansons, afin d’obtenir cette étonnante partition vocale qui lui fait ajouter en sous-titre d’Au Bois lacté “une pièce pour voix”. C’est également sa dernière pièce. Il en donna lecture lors de son dernier voyage aux Etats-Unis. Peu de temps après sa mort en 1953, la pièce fut éditée et une version pour la radio fut enregistrée par la BBC en 1954 avec Richard Burton lisant la voix numéro un.” (Théâtre National de Bretagne & Xavier Marchand).
“J’aime les préfaces. Je les lis. Parfois, je ne vais pas plus avant, et il est probable que vous non plus, n’alliez pas plus avant. Dans ce cas, cette […]”
(Traduit de l’anglais par Stephen Spriel avec la collaboration de Clarisse Francillon et de l’auteur)
“Au-dessous du volcan est un de ces livres qui se gravent à jamais dans la mémoire. Par-delà les années, on se souvient des circonstances dans lesquelles on a découvert Quauhnahuac, la ville située au pied du Popocat