« “Je veux être… musicien.” C’est par ces mots que s’ouvre le film publicitaire pour les caisses de retraite Prudential diffusé à la télévision anglaise fin 1992. La première image montre un jeune homme confortablement installé dans un fauteuil, il arbore une expression rêveuse et mélancolique et écoute de la musique au […] »
(Music, a very short introduction. Traduit de l’anglais en 2006 par Nathalie Gentili.)
« Nicholas Cook enseigne la musicologie à l’université de Southampton, ainsi qu’à Hong Kong, en Australie et aux USA. Musique, une très brève introduction a paru en Angleterre dans la célèbre collection “Very short introduction” d’Oxford University Press. L’ouvrage s’est très vite imposé comme un classique, une oeuvre originale et personnelle. Nicholas Cook a, en effet, accompli un véritable tour de force en réussissant à faire le point en si peu de pages sur ce qu’est l’essence de la musique, et à analyser les valeurs et les qualités que nous lui associons. Qu’est-ce que la musique ? D’où vient-elle ? Comment est-elle construite ? Comment est-elle consommée ? Qu’est-ce qui nous charme en elle ? L’auteur entreprend de répondre à ces questions avec humour et finesse en s’appuyant sur des exemples qui vont de Beethoven aux Spice Girls en passant par la cithare chinoise. Il analyse les valeurs individuelles, sociales, culturelles et même sexuelles qu’elle véhicule, les différents usages qui en sont faits (du religieux à la publicité), et se place tour à tour du point de vue du compositeur, de l’interprète et de l’auditeur. Il met au jour les structures sociales et institutionnelles qui conditionnent l’approche que chaque société se fait d’elle. La musique nous semble, d’une certaine façon, constituer un monde en soi - et pourtant elle baigne dans les valeurs humaines, dans notre interprétation de ce qui est bien ou mal, vrai ou faux. » (Présentation de l’éditeur)
“C’est le 12 octobre 1492, il y a plus de cinq siècles, que les trois caravelles de Christophe Colomb, la Santa Maria, la Pinta et la Nina, accostèrent sur une petite île des Caraïbes, probablement celle de Guanahani, aujourd’hui San Salvador. Le navigateur amorçait ainsi la […]”
“Devenue mythique sous l’influence des clichés hollywoodiens, l’histoire des Indiens des Etats-Unis demeure mal connue du grand public. Cinq siècles après la ” découverte ” de l’Amérique, elle représente encore une part marginale dans l’étude de l’histoire américaine. Par l’approche de sources originales, dont certaines émanent des premiers Américains, cet ouvrage se propose d’étudier la réalité indienne en la situant dans la perspective plus générale de l’histoire des Etats-Unis. Ce choix de textes retrace les grands courants de la politique américaine, la résistance des Indiens, les traités, les alliances et les conflits, les craintes et les espoirs des réformateurs, des bureaucrates, des grands présidents - jusqu’à Ronald Reagan. En parcourant ces différentes étapes, il nous est ainsi possible de mieux comprendre les liens qui unissent le gouvernement fédéral et la minorité indienne, leur complexité et leur évolution.
Joëlle Rostkowski est ethnohistorienne, elle travaille à l’UNESCO et dirige un séminaire à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle a publié plusieurs livres dont Le Renouveau Indien aux Etats-Unis (Albin Michel) récompensé en 2002 par l’Académie Française.
Nelcya Delanoë est historienne. Elle a publié L’Entaille rouge. Des terres indiennes à la démocratie américaine, 1776-1996, elle enseigne l’histoire et la civilisation américaines à l’université de Paris X.”
“Le vin est senti par la nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromages et sa culture. C’est une boisson-totem, correspondant au lait de la vache hollandaise ou au thé absorbé cérémonieusement par la […]”
Notre vie quotidienne se nourrit de mythes : le catch, le striptease, l’auto, la publicité, le tourisme… qui bientôt nous débordent. Isolés de l’actualité qui les fait naître, ils apparaissent soudainement pour ce qu’ils sont : l’idéologie de la culture de masse moderne. Le mythologue Roland Barthes les décrypte ici avec le souci - formulé dans l’essai sur le mythe aujourd’hui qui clôt l’ouvrage - de réconcilier le réel et les hommes, la description et l’explication, l’objet et le savoir.
“Nous voguons sans cesse entre l’objet et sa démystification, impuisssants à rendre sa totalité : car si nous pénétrons l’objet, nous le libérons mais nous le détruisons ; et si nous lui laissons son poids, nous le respectons, mais nous le restituons encore mystifié.” Roland Barthes
“Certes, le phonographe de Thomas Alva Edison n’était qu’une mécanique faite de roues et d’engrenages que l’on devait remonter à la manivelle, et non un boîtier électronique rempli de fils et de […]”
(Traduit de l’anglais par Benjamin Fau et Pauline Bruchet)
“Si vous cherchiez un point commun entre Daft Punk et Karlheinz Stockhausen, Giorgio Moroder et Aphex Twin, Public Enemy et Brian Eno, n’allez pas plus loin : ils font tous partie de la plus grande aventure musicale de la fin du XXe siècle (et du début de ce siècle), celle des musiques électroniques.
Né d’un travail multimédia mêlant productions cinématographiques, musicales et éditoriales, Modulations est la première histoire raisonnée des musiques électroniques publiée en France. Chaque chapitre, rédigé par un spécialiste, à la fois amoureux sonique et critique érudit, couvre une période de leur développement ou une branche de leur activité créative : depuis le futurisme italien jusqu’aux travaux de déconstruction sonores des musiciens de house ou de downtempo contemporains, depuis les montages de bandes magnétiques des précurseurs de la musique concrète jusqu’à l’extrémisme brutal du gabber et la douceur ouatée et enveloppante de l’ambiant, en passant par l’inventivité des pionniers de la musique hip-hop et les visions electro-funk des inventeurs de la techno de Detroit. Des annexes complètent le panorama en s’attardant sur les sous-genres les plus importants et les styles connexes les plus influents, tandis que des transcriptions d’interviews donnent la parole aux acteurs eux-mêmes. Chaque chapitre et chaque annexe comprend enfin une discographie sélective et commentée.
L’histoire des musiques électroniques est exemplaire en ce qu’elle allie volonté d’innovation de l’avant-garde et désir de reconnaissance publique des artistes de musique populaire. Jamais le lien entre développement technique et innovation musicale n’a été aussi fécond. Modulations, guide indispensable au néophyte autant qu’ouvrage de référence utile à l’amateur éclairé, dresse un tableau unique en son genre d’une aventure musicale incontournable à travers les récits de ses meilleurs historiens et les témoignages de ses intervenants les plus directs et les plus décisifs, et offre au lecteur les clefs pour comprendre le texte et le contexte d’une musique qui a révolutionné notre approche tant de la composition que de l’écoute musicale.” (Présentation de l’éditeur)
“C’est en retraçant les actes familiers de Don Carlos, mystérieusement enlevé par quelques sbires masqués, que le Roman comique (1651) évoque un scène de toilette. Le prisonnier est […]”
” Un livre serré, dense, subtil. Un livre très “propre”, a-t-on envie d’écrire. Son sujet : les définitions, les repères, les techniques de la propreté corporelle entre Moyen Age et XXe siècle. Sa thèse : qu’il ne faut pas confondre le renforcement de l’exigence de propreté, toujours plus insistante à partir du XVIe siècle, avec les pratiques qui aujourd’hui ont charge d’assurer la netteté du corps (…). Mais le livre est plus que cela. Il s’appuie, en effet, avec liberté et intelligence, sur les hypothèses proposées par le sociologue allemand Norbert Elias pour rendre compte du “processus de civilisation” qui caractérise les sociétés d’Occident entre XIIe et XIXe siècles (…).
Là est sans doute le prix de ce livre qui analyse le procès de civilisation occidentale à partir de l’un de ses traits les plus fondamentaux : à savoir, les transformations du rapport que les hommes ont eu avec leur corps. Séché, baigné, lavé. ”
Roger Chartier, Libération
Georges Vigarello est professeur à l’université de Paris-V, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales.
“Je regrette que les autorités compétentes aient refusé de retransmettre en direct à la télévision la dernière pendaison aux États-Unis. Mieux : il fallait pendre le condamné à […]”
Quatrième de couverture :
Avez-vous déjà eu besoin de mettre un saumon fumé dans le mini-frigo de votre chambre d’hôtel ? Tenté d’installer un logiciel en lisant les trois volumes d’explications fournis par le fabricant. Renoncé à prendre un médicament anodin en raison des risques terribles que sa notice fait peser sur ” certains sujets ” ? Entrepris de chercher du sexe sur Internet ? Si vous répondez oui à l’une de ces questions, alors vous vous reconnaîtrez dans les pages de ce livre, qui relate, sur un mode hilarant et, hélas, vraisemblable, les aventures et mésaventures de l’homme d’aujourd’hui. En guise de bouquet final, vous découvrirez la Cacopédie : un hallucinant voyage dans le savoir scientifique moderne poussé vers la folle à force d’atomisation et de luxe théorique… L’universitaire spécialiste de sémiologie, le romancier érudit et puissant du Nom de la rose et de l’Ile du jour d’avant livre ici un autre visage : celui, moqueur et généreux, d’un observateur de notre temps et de sa folie ordinaire. Il convient d’ajouter qu’on éclate de rire à chaque page.
“Selon toutes les normes établies, le concert d’Iggy Pop au Palladium, vendredi soir, a été un triomphe. Iggy lui-même était férocement en forme, et le public d’un enthousiasme vorace - il aurait pu avoir autant de […]”
L’intouchable micelle du plus grand des scribouillards rock. Le Michelin de la musique de jeunes qui ne distribue pas ses étoiles mais les plante là où ça fait mal… Compilant une cinquantaine d’attentats critiques perpétrés à l’Underwood rouillée par feu Lester Bangs entre 1970 et 1982 dans diverses publications américaines, Psychotic reactions & autres carburateurs flingués est en fait le vrai faux roman de la critique musicale d’après-guerre. Mi pamphlet, mi cri d’amour, la table des matières en dit long. Au hasard: “Jethro Tull au Vietnam”, “Ma nuit d’extase avec le J Geils Band”, “James Taylor doit mourir”, “Un programme de libération de masse sous forme de critique d’un disque des Stooges, ou : qui est l’imbécile ?”, et un peu plus loin encore “Louons maintenant les célèbres nains mortifères, ou : comment je me suis castagné avec Lou sans m’endormir une seule fois”. Et si les acteurs de Réactions psychotiques ont pour noms Iggy Pop, Van Morrison, Coltrane, Black Sabbath, Lennon, les Clash, le Velvet Underground ou bien encore Elvis, Bangs demeure la vraie star de ce torrent de délire. Difficile en effet d’en placer une qui fasse une étincelle après tant de lucidité nombriliste héritée d’Hunter S. Thompson voire de Tom Wolfe. Un pavé de mauvaises intentions déclamées avec une verve et un degré d’analyse assez rare. Et le style ! Ah oui, le style ! Surtout que le traducteur du monument en question brille plutôt niveau inspiration ; la moindre des choses pour ce Bangs (1948-1982) qui écrivit : “qui était le meilleur écrivain d’Amérique ? Bukowski ? Burroughs ? Hunter Thompson ? Laissez tomber. J’étais le meilleur. Je n’écrivais pratiquement que des chroniques de rock, et encore, pas tant que ça…”
–Marc Zisman
“D’où vient que si on ôte le sang de quelque partie, on en ôte par le même moyen la chaleur; et encore que le coeur fût aussi ardent qu’un fer embrasé, il ne suffirait pas pour réchauffer les pieds et les mains tant […]”
Dans son Discours de la méthode, Descartes semble annoncer Le Corbusier quand il rêve de villes tracées au cordeau, délivrées du désordre médiéval, et qu’il compare l’empilement chaotique des savoirs hérités de la tradition à ces constructions de guingois encombrant le coeur de la capitale. Déplorant la confusion de leur agencement et magnifiant la transparence des édifices rationnels, Descartes formule le projet utopique d’un futur proche où l’homme se serait rendu “comme maître et possesseur de la nature”. Relire le Discours de la méthode c’est à cet égard remonter à la source des fantasmes prométhéens de la modernité.
Cependant, Descartes redevient philosophe dès lors qu’il rejoint sa chambre et nous invite, à son instar, à nous arrêter en chemin pour tester la solidité de nos certitudes. C’est à l’âge d’homme, quand le savoir accumulé obscurcit l’esprit, qu’il faut savoir s’offrir, au moins une fois en sa vie, le luxe du doute. Faites place nette sur votre table de chevet pour y déposer, comme une purge aux vertus cathartiques, ce texte radicalement moderne ! –Paul Klein
“La différence des sexes n’est pas une question philosophique parce que “les femmes” relèvent de l’apparence, sont par conséquent au plus loin de la vérité. Le sujet femme rend l’objet philosophique […]”
Quatrième de couverture :
La différence des sexes n’est pas un objet philosophique, et pourtant cette différence se lit dans les textes depuis Platon jusqu’à aujourd’hui. Amour et éros n’existent pas sans l’Autre, autre sexe ou autre discours, autrui et altérité. Il est entendu également que l’activité philosophique relève du désir. comment comprendre alors cette présence/absence de la différence des sexes dans le texte philosophique? Ne serait-ce pas un moyen d’échange dans le discours plutôt que l’objet même du discours? N’y a-t-il pas, d’ailleurs, à partir de l’époque moderne et du déclin de la métaphysique, un usage nouveau de la différence des sexes que les philosophes auraient identifié sans en mesurer toujours l’enjeu conceptuel?
Pour répondre à ces questions, ce livre avance l’hypothèse de l’historicité de la différence des sexes.
“Vieux de plus d’un siècle, le fil de fer barbelé a été et reste largement utilisé. Quasiment partout en fait, autour des champs et des pâtures à la campagnes, à la ville, au-dessus des murs ou des grillages des usines, des casernes et de certaines maisonnées inquiètes. Ailleurs […]”
Quatrième de couverture
En un peu plus d’un siècle, le barbelé est devenu un symbole universel d’oppression, de tyrannie et de violence. Surgi en Amérique du Nord comme un dispositif destiné à contenir les troupeaux et éloigner les Indiens, il a trouvé son emploi massif dans la guerre de tranchées entre 1914 et 1918, puis à nouveau dzans les archipels concentrationnaires du monde entier tout au long du XXè siècle. D’une efficacité maximale pour un prix minimal, le barbelé figure -pour le pire- parmi les inventions qui jalonnent l’histoire du siècle. Ses emplois trahissent, bien longtemps avant la maladie de la vache folle, l’un des secrets les mieux gardés de l’économie biopolitique moderne: ce qui s’applique aux troupeaux s’applique à l’homme aussi. “Nous périrons tous en cœur avec plaisir en somme, dans un monde que nous aurons mis cinquante siècles à barbeler de contraintes et d’angoisse. (Céline, discours à Zola).
“Par une journée de 1985, Alexei Pajitnov est traversé d’une étonnante inspiration. Il imagine un jeu fondé sur la chute de formes aléatoires à base de quatre carrés. En leur faisant subir les rotations appropriées, le joueur doit les emboîter de manière à établir des lignes pleines. Le but […]”
“On peut parler de la bonne santé mentale de Van Gogh qui, dans toute sa vie, ne s’est fait cuire qu’une main et n’a pas fait plus, pour le reste, que de se trancher une fois l’oreille gauche, dans un monde où on mange chaque jour du vagin cuit à la sauce verte ou du sexe de nouveau-né flagellé et mis en rage, tel que cueilli à sa sortie du sexe maternel. […]”
Quatrième de couverture
“Je vois, à l’heure où j’écris ces lignes, le visage rouge sanglant du peintre venir à moi, dans une muraille de tournesols éventrés, dans un formidable embrasement d’escarbilles d’hyacinthe opaque et d’herbages de lapis-lazuli.
Tout cela, au milieu d’un bombardement comme météorique d’atomes qui se feraient voir grain à grain,
preuve que Van Gogh a pensé ses toiles comme un peintre, certes, et uniquement comme un peintre, mais qui serait,
par le fait même,
un formidable musicien.”
Dans Van Gogh le suicidé de la société, publié en 1947, quelques mois avant sa mort, Antonin Artaud rend au peintre un éblouissant hommage. Non, Van Gogh n’était pas fou, martèle-t-il, ou alors il l’était au sens de cette authentique aliénation dont la société et les psychiatres ne veulent rien savoir. “Mais quelle garantie les aliénés évidents de ce monde ont-ils d’être soignés par d’authentiques vivants?” (Aliénation et magie noire)
“Damiens avait été condamné, le 2 mars 1757, à “faire amende honorable devant la principale porte de l’Église de Paris”, où il devait “être mené et conduit dans un tombereau, nu, en chemise, tenant une torche de cire ardente […]”
Présentation de l’éditeur
Peut-être avons-nous honte aujourd’hui de nos prisons. Le XIXe siècle, lui, était fier de ses forteresses qu’il construisait aux limites et parfois au cœur des villes. Il s’enchantait de cette douceur nouvelle qui remplaçait les échafauds. Il s’émerveillait de ne plus châtier les corps, et de savoir désormais corriger les âmes. Ces murs, ces verrous, ces cellules figuraient toute une entreprise d’orthopédie sociale. Ceux qui volent, on les emprisonne ; ceux qui violent, on les emprisonne ; ceux qui tuent, également. D’où vient cette étrange pratique et le curieux projet d’enfermer pour redresser, que portent avec eux les Codes pénaux de l’époque moderne ? Un vieil héritage des cachots du Moyen Age ? Plutôt une technologie nouvelle : la mise au point, du XVIe au XIXe siècle, de tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois ” dociles et utiles “. Surveillance, exercices, manœuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d’assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s’est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l’armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers : la discipline. Le XVIIIe siècle a sans doute inventé les libertés ; mais il leur a donné un sous-sol profond et solide - la société disciplinaire dont nous relevons toujours. La prison est à replacer dans la formation de cette société de surveillance. La pénalité moderne n’ose plus dire qu’elle punit des crimes ; elle prétend réadapter des délinquants. Peut-on faire la généalogie de la morale moderne à partir d’une histoire politique des corps ?
“Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail […]”
Quatrième de couverture
Et si l’entame du texte de Lafargue était le secret du succès jamais démenti mais ambigu de ce Droit à la paresse ? Et si Le Droit à la paresse était beaucoup plus qu’un pamphlet superbement écrit ? S’il contenait une compréhension essentielle de la transformation nécessaire et actuelle de nos sociétés à travers la nature même du travail productif ? Oui, la paresse est la mère de toutes les vertus, car elle est ce par quoi l’homme cherche à économiser ses forces, à surmonter ses déceptions. C’est elle qui lui fait inventer des organisations sociales, révolutionner des techniques, imaginer des cultures. Cela, toutes les idéologies de la performance, de la réussite individuelle ou du productivisme ne parviendront jamais à l’effacer.
“JE NE SUIS pas fou, du moins visiblement, mais j’ai désiré voir la vie des fous. Et l’administration française ne fut pas contente. Elle me dit: “Loi de 38, secret professionnel, vous ne verrez pas la vie des fous.” […]”
Quatrième de couverture
Après avoir dénoncé les bagnes de Guyane et Biribi, c’est à une autre forme d’enfermement qu’Albert Londres entend s’attaquer : les asiles d’aliénés. Se heurtant, une fois encore, à la mauvaise volonté des autorités administratives, le grand reporter tentera même de se faire passer pour fou. Parvenant enfin à pénétrer dans plusieurs établissements, il réalisera de nombreuses interviews de malades, qui fourniront la matière de douze articles - volontairement - polémistes. La rédaction du Petit Parisien hésitera avant de publier cette enquête, qui ne paraîtra qu’en mai 1925. Devant l’indignation des psychiatres et des aliénistes, Albert Londres, dans le livre qui fera suite à la publication du reportage, sera contraint d’adoucir certains passages et de maquiller quelques noms propres.
“Lorsque l’idée me vint d’entreprendre l’étude des monstres, je ne percevais pas moi-même très distinctement les raisons qui m’y poussaient et pourquoi ces phénomènes et leurs mystères m’attiraient de façon si […]”
Quatrième de couverture
“Nous les monstres, aujourd’hui chefs-d’oeuvre de l’insolite, ne sommes-nous pas les éclaireurs avancés de l’humanité de demain? ” fait dire Martin Monestier à Serpentina, la ” femme-serpent ” du début du siècle. Femmes-troncs ; hommes-chiens ; géants ; nains ; femmes-grenouilles ; hommes à trois jambes, ou à deux têtes ; frères siamois ; cyclopes ; sirènes et autres monstres, de toutes les époques, de toutes les civilisations de tous les coins du monde sont rassemblés dans une stupéfiante galerie de destins heureux ou tragiques, mais toujours passionnants. Ils se dénomment eux-mêmes ” Les oubliés de Dieu “. Hier, les divinités ordonnaient leur mort, ou les foules faisaient leur fortune tandis que les rois et les princes les comblaient de bienfaits. Aujourd’hui ils sont 180 millions que la société écarte de la lumière. Ce livre est un amoncellement inouï de documents, d’informations, mal connus ou inédits et de photographies rarissimes. Rassemblés par l’auteur qui les présente sans complaisance, avec minutie et érudition, ils le posent comme le premier historien des monstres. Ce voyage au pays du merveilleux, de l’horrible ou du sublime pourrait choquer. Il faut cependant s’y engager pour comprendre cette humanité et apporter aux ” monstres “, à nos semblables, la seule réponse qu’on leur doit, le droit d’exister.
“La pop moderne a débuté avec le rock’n'roll au milieu des années cinquante, et, à l’origine, c’était un mélange de deux traditions: le rhythm’n'blues noir et la chanson de charme blanche […]”
(Présentation de l’éditeur:
Écrit en 1968 et révisé en 1972, c’est l’histoire véridique et turbulente d’une époque qui va de Bill Haley à Jimi Hendrix. En racontant toutes sortes d’histoires scandaleuses, en décrivant la musique avec passion et en arrachant les masques, Nik Cohn a inventé sans le savoir un nouveau genre littéraire : la critique rock.
Quatrième de couverture:
« Le premier grand livre sur le rock’n'roll, et, encore aujourd’hui, celui par lequel il faut commencer. » Greil Marcus
« Le grand livre fondateur de la critique rock dans les années soixante. Personne n’avait écrit comme ça auparavant, et très peu depuis ont été capables d’égaler les intuitions étourdissantes de Nik Cohn sur ce qui crée ce parfait mélange de musique et de mystique qu’est le rock. » Nick Kent
L’auteur vu par l’éditeur:
Nik Cohn, né en 1946, a passé son enfance en Irlande du Nord. Durant ses années d’adolescence à Londres, il collabore au Sunday Times et à d’autres journaux, inventant ce qu’on a appelé la rock critic. En 1968, il signe ses adieux au swinging London avec Awopbopaloobop Alopbamboom, “L’Age d’or du rock”, qui devient rapidement un livre culte. Il s’installe en 1975 à New York où il écrit “Broadway, la grande voie blanche” (publié en 10/18), “Rock Dreams, Rêves du 20e siècle”. De retour à Londres, il publie “Anarchie au Royaume-Uni”, un document sur l’Angleterre marginale, celle des exclus. )
“Lorsque j’ai commencé cet essai (sans doute vers la fin de 1988), je me trouvais dans la même situation que plusieurs dizaines de milliers de lecteurs. Ayant découvert […] ”
(Quatrième de couverture:
“Howard Phillips Lovecraft constitue un exemple pour tous ceux qui souhaitent
apprendre à rater leur vie, et éventuellement, à réussir leur oeuvre Encore
que, sur ce dernier point, le résultat ne soit pas garanti.” Auteur de L’appel
de Cthulhu, de Dagon et des Montagnes hallucinées, H.P.. Lovecraft, maître
incontesté de l’horreur et du fantastique, reste l’objet d’une fascination
toute particulière chez nos contemporains, particulièrement chez Michel
Houellebecq, qui le découvrit à l’âge de seize ans pour ne plus cesser de
le lire. Dans ce bref essai, l’auteur retrace un itinéraire hors du commun
et nous livre les prémisses de son univers désenchanté qui a fait le succès
des Particules élémentaires.
Michel Houellebecq
Né en 1958. Poète (Le sens du combat, prix de Flore 1996) et romancier,
consacré par Extension du domaine de la lutte (J’ai lu 1997), et Les particules
élémentaires (prix Novembre 1998), qui ont bousculé la scène littéraire.
En juin 1998, il reçoit le Grand Prix national des lettres pour l’ensemble
de son oeuvre.)