Archives pour la catégorie '1800...'

GUY DE MAUPASSANT - Contes de la Bécasse, Ce cochon de Morin (1882)

Dimanche 19 Novembre 2006

Téléchargement (9 Mo)



(22 mn)
Intégrale - [Livre audio mp3] (lecture par Olivier K pour KSpip)
« Ça, mon ami, dis-je à Labarbe, tu viens encore de prononcer ces quatre mots, “ce cochon de Morin”. Pourquoi, diable, n’ai-je jamais entendu parler de Morin sans qu’on le traitât de “cochon” […] »
[mp3 via edk] [wp] [txt]

« Chez le vieux baron des Ravots qui ne pouvait plus chasser, une coutume existait, qu’on appelait le ” conte de la bécasse”. Lorsque chaque convive avait dégusté son oiseau, le cérémonial voulait qu’après avoir graissé toutes les têtes, le maître de maison tirât au sort celui qui seul aurait le privilège de s’en régaler. “L’élu du hasard croquait le crâne suiffé en le tenant par le nez et en poussant des exclamations de plaisir. Et chaque fois les dîneurs, levant leurs verres, buvaient à sa santé. Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait sur l’ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.” Ce sont ces récits normands que Maupassant réunit ici. Histoires savoureuses sans doute à l’image du dîner, facétieuses aussi, mais pourtant cruelles : la drôlerie s’assombrit de noirceur, le tragique se lie à la farce, et le pessimisme à la bouffonnerie. »

« Le Maupassant des grands jours, des histoires assez lestes qui, dans la veine de Boule de suif, évoquent des paysans trousseurs de filles, de plantureuses noces normandes, des quincailliers de province que le démon de midi pousse à d’infructueuses tentatives de viol dans des compartiments de chemin de fer. Mais aussi ” La Peur “, ” La Folle “, le Maupassant qui en quelques pages touche le fond du coeur humain dans ce qu’il a de plus pitoyable ou cruel. Il n’est guère de portraits de la haine comparables à celui qui dans ” Saint-Antoine ” oppose un soldat allemand et un fermier du pays de Caux, et ” la Rempailleuse ” est peut-être la plus belle histoire d’amour que Maupassant ait jamais écrite. »

Gue de Maupassant




GUY DE MAUPASSANT - Contes de la Bécasse, Pierrot (1882)

Samedi 24 Décembre 2005

Téléchargement (5 Mo)



(13 mn)
Lecture intégrale - [Livre audio mp3] (fichier sous licence CC)
“Madame Lefèvre était une dame de campagne, une veuve, une de ces demi-paysannes à rubans et à chapeaux falbalas, de ces personnes qui parlent avec des cuirs, prennent en public des airs grandioses; et cachent une âme de brute prétentieuse sous des […]”
[mp3 via edk] [wp] [txt]

« Chez le vieux baron des Ravots qui ne pouvait plus chasser, une coutume existait, qu’on appelait le ” conte de la bécasse”. Lorsque chaque convive avait dégusté son oiseau, le cérémonial voulait qu’après avoir graissé toutes les têtes, le maître de maison tirât au sort celui qui seul aurait le privilège de s’en régaler. “L’élu du hasard croquait le crâne suiffé en le tenant par le nez et en poussant des exclamations de plaisir. Et chaque fois les dîneurs, levant leurs verres, buvaient à sa santé. Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait sur l’ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.” Ce sont ces récits normands que Maupassant réunit ici. Histoires savoureuses sans doute à l’image du dîner, facétieuses aussi, mais pourtant cruelles : la drôlerie s’assombrit de noirceur, le tragique se lie à la farce, et le pessimisme à la bouffonnerie. »

« Le Maupassant des grands jours, des histoires assez lestes qui, dans la veine de Boule de suif, évoquent des paysans trousseurs de filles, de plantureuses noces normandes, des quincailliers de province que le démon de midi pousse à d’infructueuses tentatives de viol dans des compartiments de chemin de fer. Mais aussi ” La Peur “, ” La Folle “, le Maupassant qui en quelques pages touche le fond du coeur humain dans ce qu’il a de plus pitoyable ou cruel. Il n’est guère de portraits de la haine comparables à celui qui dans ” Saint-Antoine ” oppose un soldat allemand et un fermier du pays de Caux, et ” la Rempailleuse ” est peut-être la plus belle histoire d’amour que Maupassant ait jamais écrite. »

Gue de Maupassant




DOMINIQUE BESANÇON - Morts, fantômes et revenants : Les contes du monde entier, anthologie (2000)

Dimanche 4 Décembre 2005

Téléchargement (9 Mo)



(23 mn)
Préface et extraits - [Livre audio mp3]
00′00 : Préface
12″00 : Corse - La bourrasque des morts, par Jean-Baptiste Ortoli, in Contes de l’île de Corse, Maisonneuve, 1883.
17″00 : Thaïlande - Spectres, revenants et fantômes, par Charles Hardouin, in la revue des traditions populaires, 1890, T. V, p. 701-705.
19″50 : Bulgarie - Comment la mort est devenue aveugle, par Jean-Pierre Calloc’h, in la Revue des traditions populaires, 1917, T. XXXII, P. 137-138.
[mp3 via edk]

Spécialiste d’Anatole le Braz dont elle dirige la publication des oeuvres aux éditions Terre de Brume, Dominique Besançon se passionne depuis toujours pour les traditions populaires. Sa grande connaissance des contes et légendes et de ceux qui les collectèrent lui permet de nous offrir aujourd’hui le premier volume d’une série d’anthologies thématiques de conception tout à fait originale consacrées aux contes et légendes des régions de France et des pays du monde.

+ Nouvelle lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra :
20 - De la guerre et des guerriers



EDWARD LEAR - The Book of Nonsense (1846)

Lundi 21 Novembre 2005

Téléchargement (6 Mo)



(6 mn)
Extraits - [Livre audio mp3] (lecture par Désiré Belladone, de Ma Parole!)
Désiré nous fait l’honneur d’un petit cadeau sonore : deux poèmes et une vigoureuse recette de cuisine écrits par le fantasque Edward Lear. Merci!
[mp3 via edk] [wp]

(traduit de l’anglais par Robert Benayoun)

« Edward Lear (1812-1888). Dessinateur, peintre, aquarelliste, humoriste, Lear, précurseur de Lewis Caroll , est le créateur des Limericks, systématiques et courts poèmes, toujours illustrés, construits dira-t-il ” sans m’être aidé d’une autre convention que celle d’un ravissement sans bornes, faisant un accueil chaleureux à toute apparition d’une absurdité nouvelle, le nonsense, pur et absolu, fut mon but essentiel. ” Books of Nonsense, publié en Angleterre en 1863, valut à Edward Lear, outre une notoriété immense, l’amitié de la reine Victoria qui en fit son professeur de dessin ! Dénués du sens commun le plus élémentaire, continuèrent à paraître d’autre limericks, des alphabets, recettes de cuisine et autres botaniques délirantes. »

+ Nouvelle lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra :
19 - Des prédicateurs de la mort



STENDHAL - Le rouge et le noir (1830)

Vendredi 11 Novembre 2005

Téléchargement (6 Mo)



(15 mn)
Incipit - [Livre audio mp3] (fichier sous licence CC)
“La petite ville de Verrières peut passer pour l’une des plus jolies de la Franche-Comté. Ses maisons blanches avec leurs toits pointus de tuiles rouges, s’étendent sur la pente d’une colline, dont des touffes de vigoureux châtaigniers marquent les […]”
[mp3 via edk] [wp] [txt]

« Un de vos crimes c’est d’avoir exposé à nu et au grand jour certaines plaies du cœur humain trop salopes pour être vues… Il y a dans le caractère de Julien des traits atroces, dont tout le monde sent la vérité mais qui font horreur. Le but de l’art n’est pas de montrer ce côté de la nature humaine.» (Prosper Mérimée, Lettres à Stendhal)

« Le Grand secret de Stendhal, sa grande malice, c’est décrire tout de suite… De là, ce quelque chose d’alerte et de primesautier, de disconvenu, de subit et de nu qui nous ravit toujours à neuf dans son style. On dirait que sa pensée ne prend pas la peine de se chausser pour courir.» (André Gide, Journal, 1937)

« Beyle, un scélérat d’idées, je le sais, mais l’écrivain qui a pensé avec tant de vigueur Le Rouge et le Noir et la Chartreuse de Parme, cet homme qui, avec sa noirceur et ses perversités, brille d’une lueur sombre et dure au premier rang des puissances littéraires de son temps.» (Jules Barbey d’Aurevilly, Le Pays, 1855)

« Cet homme que j’aime si peu et dont je ne puis ouvrir un livre que je n’en dévore aussitôt quelques pages, comme il me déplaît et comme je l’admire.» (Julien Green, Journal, 1948)

Stendhal

+ Nouvelle lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra :
18 - De l’arbre sur la montagne



FRIEDRICH NIETZSCHE - Ainsi parlait Zarathoustra (1885) - [Lecture intégrale]

Lundi 3 Octobre 2005
Lecture intégrale (fichiers sous licence CC)
Cette page accueille la lecture intégrale d’Ainsi parlait Zarathoustra, de Friedrich Nietzsche. Elle est tirée de la version traduite par Henri Albert disponible sur ce site ou sur wikisource.
Je publie cette lecture sous licence Creative Commons, vous êtes donc libres de réutiliser tout ou partie des fichiers audio, de les remixer ou d’en graver l’intégralité et de les diffuser en bibliothèque par exemple. Bref, servez-vous!
[wp] [txt] [txt2]
“Ainsi parlait Zarathoustra est, de tous les écrits de Nietzsche, celui qui a exercé sans doute l’influence la plus forte ou, du moins, la plus spectaculaire. Ce fut essentiellement la vision du surhomme qui, dans les années 1890, n’a cessé de fasciner les contemporains au point de les rendres aveugles à l’ambiguïté radicale et aux contradictions voulues de l’”enseignement’” de Zarathoustra. Les premiers lecteurs furent davantage sensibles au prétendu jaillissement d’une force explosive qu’à l’ironie, au scepticisme et au doute qui habitaient aussi ce livre”. (Peter Pütz)
ALSO SPRACH ZARATHUSTRA
traduit de l’allemand par Henri Albert
Nietzsche

ADAPTATION AUDIO

(projet en cours…)

Première Partie, Prologue

[mp3] [edk]


(15Mo, 37mn)
01 « Lorsque Zarathoustra eut atteint sa trentième année, il quitta sa patrie et […] » [mp3] [edk]


(1Mo, 2mn)
02 « Zarathoustra descendit seul des montagnes, et il ne rencontra personne. […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
03 « Lorsque Zarathoustra arriva dans la ville voisine qui se trouvait le plus […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 5mn)
04 « Zarathoustra, cependant, regardait le peuple et s’étonnait. Puis il dit: […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
05 « Quand Zarathoustra eut dit ces mots, il considéra de nouveau le peuple et […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 6mn)
06 « Mais alors il advint quelque chose qui fit taire toutes les bouches et qui fixa […] » [mp3] [edk]


(1Mo, 3mn)
07 « Cependant le soir tombait et la place publique se voilait d’ombres: alors la […] » [mp3] [edk]


(1Mo, 1mn)
08 « Quand Zarathoustra eut dit cela à son coeur, il chargea le cadavre sur ses […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
09 « Zarathoustra dormit longtemps et non seulement l’aurore passa sur son […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
10 « Zarathoustra avait dit cela à son coeur, alors que le soleil était à son midi: […] » [mp3] [edk]


(1Mo, 2mn)

Première Partie, Les discours de Zarathoustra

11 Les trois métamorphoses
« Je vais vous dire trois métamorphoses de l’esprit: comment l’esprit devient chameau, […] »
[mp3] [edk]


(2Mo, 6mn)
12 Des chaires de la vertu
« On vantait à Zarathoustra un sage que l’on disait savant à parler du sommeil et de la vertu, […] »
[mp3] [edk]


(3Mo, 7mn)
13 Des hallucinés de l’arrière-monde
« Un jour Zarathoustra jeta son illusion par delà les hommes, pareil à tous les hallucinés de l’arrière-monde […] »
[mp3] [edk]


(3Mo, 8mn)
14 Des contempteurs du corps
« C’est aux contempteurs du corps que je veux dire leur fait. Ils ne doivent pas changer de méthode d’enseignement, […] »
[mp3] [edk]


(2Mo, 5mn)
15 Des joies et des passions
« Mon frère, quand tu as une vertu, et quand elle est ta vertu, […] »
[mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
16 Le pâle criminel
« Vous ne voulez point tuer, juges et sacrificateurs, avant que la bête […] »
[mp3] [edk]


(2Mo, 6mn)
17 Lire et écrire
« De tout ce qui est écrit, je n’aime que ce que l’on écrit avec son propre sang […] »
[mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
18 De l’arbre sur la montagne
« Zarathoustra s’était aperçu qu’un jeune homme l’évitait. Et comme il allait un soir seul […] »
[mp3] [edk]


(3Mo, 7mn)
19 Des prédicateurs de la mort
« Il y a des prédicateurs de la mort et le monde est plein de ceux à qui il faut prêcher de […] »
[mp3] [edk]


(2Mo, 5mn)
20 De la guerre et des guerriers
« Nous ne voulons pas que nos meilleurs ennemis nous ménagent ni […] »
[mp3] [edk]


(2Mo, 5mn)
21 De la nouvelle idole
« Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais […] »
[mp3] [edk]


(3Mo, 7mn)
22 Des mouches de la place publique
« Fuis, mon ami, dans ta solitude! Je te vois étourdi par […] »
[mp3] [edk]


(3Mo, 7mn)
23 De la chasteté
« J’aime la forêt. Il est difficile de vivre dans les […] »
[mp3] [edk]


(1Mo, 3mn)
24 De l’ami
« Un seul est toujours de trop autour de moi […] »
[mp3] [edk]


(2Mo, 5mn)




GUSTAVE FLAUBERT - La femme du monde (1836)

Lundi 8 Août 2005
Téléchargement (3 Mo)


No Flash ?
(7 mn)
Intégrale - [Livre audio mp3] (fichier sous licence CC)
“Tu ne me connais pas, frêle et chétive créature ; eh bien écoute. Mon nom est maudit sur la terre ; pourtant le malheur, le désespoir, l’envie qui y dominent en tyrans m’appellent souvent à leur secours. Je me réjouis dans les grandes cités et je dirige mes coups sur les peuples des […]”
[mp3 via edk] [wp] [txt]

Contrairement à ce que s’imaginent les ingénus, on ne s’improvise pas écrivain. Les biographes nous ont appris que Balzac, Proust ou Simenon avaient noirci des rames de papier avant d’entrer pour de bon dans la carrière. Ce volume montre que Flaubert (1821-1880), lui non plus, n’a pas rechigné à faire ses gammes. L’ «idiot de la famille», le fumiste incapable de décrocher sa licence en droit, a tout de même rédigé l’équivalent de 1 200 pages de Pléiade entre neuf et vingt-quatre ans, sans compter les textes disparus.

La plupart de ces ébauches se lisent avec plaisir, mais valent surtout par ce qu’elles annoncent. Car tous les livres futurs, sous une forme ou sous une autre, sont esquissés dans les cahiers de l’écolier. Les Mémoires d’un fou et L’éducation sentimentale de 1845 sont à l’évidence des brouillons de la version définitive publiée en 1869.

Smar représente la première mouture d’une étrange allégorie à laquelle il consacrera une bonne partie de son existence: La tentation de saint Antoine. On relève une femme mariée abusée par un vulgaire don Juan, des scènes de bal, des silhouettes qui resurgiront dans Madame Bovary. L’attaque célébrissime de Salammbô («C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar») répond en écho à une autre phrase écrite à quatorze ans: «C’était par une folle nuit d’Italie, au mois d’août, à Florence…» Même chose pour Bouvard et Pécuchet, dont les racines plongent dans une pochade d’adolescent: Une leçon d’histoire naturelle, genre commis.

Ce gamin précoce ferait presque un peu peur. Sa vie d’adulte est toute tracée: sans laisser la moindre place au hasard des rencontres, elle aura pour unique objectif l’accomplissement de quatre ou cinq rêves d’enfant. Dans une lettre de 1851 à Louise Colet, Flaubert décrivait sa vocation d’écrivain comme une fatalité: «Depuis le temps où j’écrivais en demandant à ma bonne les lettres qu’il fallait employer pour faire les mots des phrases que j’inventais, jusqu’à ce soir où l’encre sèche sur les ratures de mes pages, j’ai suivi une ligne droite, incessamment prolongée, et tirée au cordeau à travers tout.»

Des ermites, des diables, de jolies femmes qui s’ennuient, des crétins en pagaille: la distribution est déjà au complet. Il ne manque qu’un petit détail pour que les trois coups puissent retentir. Le déclic aura lieu en 1846, lorsque son esprit sera envahi par une lubie qui le conduira à traquer les répétitions avec un soin maniaque, à soupeser chaque pronom, chaque adverbe, chaque virgule, à composer des romans de 500 pages comme s’il s’agissait de sonnets, à avancer à la vitesse d’un mot à l’heure, selon la boutade des frères Goncourt. C’est en se prosternant devant le Style, et en s’effaçant derrière Lui, que le petit génie de l’Hôtel-Dieu de Rouen devint le géant de Croisset. –Didier Sénécal, ©Lire




PAUL LAFARGUE - Le droit à la paresse (1880)

Jeudi 3 Mars 2005
Incipit - [Lecture ogg] [Lecture mp3] (fichiers sous licence CC)
“Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail […]”
[mp3 via edk] [wp] [txt]
Quatrième de couverture
Et si l’entame du texte de Lafargue était le secret du succès jamais démenti mais ambigu de ce Droit à la paresse ? Et si Le Droit à la paresse était beaucoup plus qu’un pamphlet superbement écrit ? S’il contenait une compréhension essentielle de la transformation nécessaire et actuelle de nos sociétés à travers la nature même du travail productif ? Oui, la paresse est la mère de toutes les vertus, car elle est ce par quoi l’homme cherche à économiser ses forces, à surmonter ses déceptions. C’est elle qui lui fait inventer des organisations sociales, révolutionner des techniques, imaginer des cultures. Cela, toutes les idéologies de la performance, de la réussite individuelle ou du productivisme ne parviendront jamais à l’effacer.



EDGAR ALLAN POE - Le corbeau (1845)

Samedi 19 Février 2005
Traduit par Baudelaire (1853) - [Lecture ogg] - [Lecture mp3] (fichiers sous licence CC)
“Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement […]”
[mp3 via edk] [txt] [wp] [wp]
Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de forage. - Baudelaire.