Archives pour la catégorie 'Invités'

CHARLES BUKOWSKI - Les empoisonneurs de chiens: lettre à Douglas Blazek (22 mars 1966)

Samedi 8 Avril 2006

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(7 mn)
Intégrale - [Livre audio mp3] (lecture par Denis Mallet pour Close Combat, sur jetFM)
« Les empoisonneurs de chiens sont légion. Ils font leur coup en douce et se font rarement prendre. Il est vrai qu’il n’y a pas assez de morts, il faut […] »
[mp3 via edk] [wp]

(Lettre parue dans Correspondance (1958-1994), Editions Grasset 2005, traduit de l’américain par Marc Hortemel)

« Charles Bukowski, ” Hank ” pour ses amis, est né en 1920. Il est mort à San Diego le 9 mars 1994. Tour à tour postier, magasinier, employé de bureau, Bukowski venu tard à la littérature, est aujourd’hui un écrivain culte. L’ensemble de son œuvre est réunie en trois volumes de la collection Bibliothèque Grasset (Contes et nouvelles, 2003 ; Œuvre romanesque, octobre 2005 ; Mémoires et poèmes, à paraître en 2007).

Ce choix de lettres provient de trois volumes de correspondance inédite : “Hurlements du balcon (1958-1970)” , “Vivre en comptant sur la chance (1960-1970)” et “Pour atteindre le soleil (1978-1994)”. Il nous révèle un Bukowski à la fois éloigné mais toujours très proche de son œuvre. Il nous montre sans fausse pudeur et sans artifices les détails de son quotidien, le cheminement de sa pensée tout au long de ces années, et la vie intellectuelle des éditeurs underground des années 1960-1970. Il évoque avec un humour féroce les différentes femmes qui l’accompagnent ; on découvre également son rapport à l’histoire, ses réflexions sur la poésie - bien qu’il se défende de n’en avoir rien à faire.
Bukowski envoie souvent à ses amis des poèmes qu’il a tout juste achevés : ses lettres dévoilent alors une écriture à l’état brut et un travail en constante évolution. On retrouve pendant ces quatre décennies les mêmes destinataires : entre autres, E.V.Griffith, qui a publié son premier recueil de poèmes ; Jon et Louise Webb, éditeurs de Bukowski mais aussi de William Burroughs et de Henry Miller ; Carl Weissner, son éditeur allemand qui traduit son œuvre et le fait connaître dès les années 1960 en Allemagne ; enfin John Martin, fondateur de Black Sparrow Press, qui décide en 1966 de lui verser une rente à vie, pour que Bukowski quitte enfin le bureau de poste où il s’use la santé. On lit tour à tour des conseils d’encouragement, des critiques sur le monde contemporain, des jugements sur tel auteur…
Même si sa soûlographie est un élément récurrent de toute sa correspondance, on retient d’abord de Bukowski sa sensibilité, son endurance, sa générosité, sa volonté de résister à toute forme d’obscurantisme moral, littéraire ou social. » (Note de l’éditeur)

« Douglas Blazek publie la revue Ole chez Mimeo press. Blazek publie plusieurs textes de Bukowski. La revue est vite reconnue dans le milieu underground. En 1965, il publie deux ouvrages de Bukowski où apparaît pour la première fois le personnage Henry Chinaski, double de Bukowski. » (tiré du site black-sparrow)




JEAN-LOUIS COSTES - Grand Père (2006)

Samedi 11 Février 2006

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(6 mn)
Incipit - [Livre audio mp3] (lecture par Costes)
« Je m’appelle Jean-Louis Garnick Philippe Costes. Garnick parce que mon grand-père s’appelait Garnick Sarkissian. C’était un immigré arménien. Un clodo. Une merde. Il parlait toujours pas français après 50 ans passés en France, en plus il avait oublié l’arménien ! […] »
[mp3 via edk] [wp]

« Mon expérience de la chanson influe certainement sur mon écriture. Je ne sais pas à l’avance de quoi je vais parler. Mon seul plan est de me conditionner pour entrer dans un état proche de la transe, en m’isolant complètement, en ne mangeant et ne dormant presque plus. La solitude et la faiblesse ouvrent un porte secrète dans ma tête. Je plonge dans un tunnel mental. Une voix me parle et je n’ai plus qu’à transcrire ce qu’elle me raconte. J’écris à toute vitesse, sans relire. Que ça soit bon ou mauvais n’est pas important. L’essentiel est de laisser jaillir librement le flux mental. De ne surtout pas chercher à le canaliser. Je fixe sur le papier tous les mots qui me viennent, nuit et jour, jusqu’à ce que je tombe épuisé. Et quand je me réveille, je recommence. Au bout d’un moment (six semaines pour Grand Père) le flux se tarit, la voix se tait. Je n’ai plus rien à écrire et le livre est fini.
Mais il s’agit d’un livre incommunicable, le charabia incomprehensible d’un sorcier. Mon travail consiste alors à élaguer et reconstruire ce délire pour le transformer en roman accessible à tous, avec une histoire et un style simple. Avec 1500 pages d’un flux hallucinant de mots, je fais un roman de 300 pages. » (Entretien avec Costes)




EDWARD LEAR - The Book of Nonsense (1846)

Lundi 21 Novembre 2005

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(6 mn)
Extraits - [Livre audio mp3] (lecture par Désiré Belladone, de Ma Parole!)
Désiré nous fait l’honneur d’un petit cadeau sonore : deux poèmes et une vigoureuse recette de cuisine écrits par le fantasque Edward Lear. Merci!
[mp3 via edk] [wp]

(traduit de l’anglais par Robert Benayoun)

« Edward Lear (1812-1888). Dessinateur, peintre, aquarelliste, humoriste, Lear, précurseur de Lewis Caroll , est le créateur des Limericks, systématiques et courts poèmes, toujours illustrés, construits dira-t-il ” sans m’être aidé d’une autre convention que celle d’un ravissement sans bornes, faisant un accueil chaleureux à toute apparition d’une absurdité nouvelle, le nonsense, pur et absolu, fut mon but essentiel. ” Books of Nonsense, publié en Angleterre en 1863, valut à Edward Lear, outre une notoriété immense, l’amitié de la reine Victoria qui en fit son professeur de dessin ! Dénués du sens commun le plus élémentaire, continuèrent à paraître d’autre limericks, des alphabets, recettes de cuisine et autres botaniques délirantes. »

+ Nouvelle lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra :
19 - Des prédicateurs de la mort



MAX - Le blog de Max (2005)

Lundi 24 Octobre 2005

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(3 mn)
Extrait : Le principe d’incertitude
[Livre audio mp3] (lu par l’auteur, Max)
“Les vers que j’adressais à Martine étaient de Paul Valéry, le cimetière marin. Brisez, mon corps, cette forme pensive ! Buvez, mon sein, la naissance du vent ! Une fraîcheur, de la mer exhalée, Me […]”
[mp3 via edk] [ailleurs]

Comme des millions de personnes, Max travaille derrière un bureau, brasse des papiers à la pelle… et s’ennuie. En septembre 2004, il ouvre un blog où chaque jour, brossant un tableau féroce de la vie d’entreprise, il décrit “les modalités de sa démission mentale”.

+ Nouvelle lecture d’Ainsi parlait Zarathoustra :
16 - Du pâle criminel



POPPY Z BRITE - Self made man, In vermis veritas (1996)

Lundi 26 Septembre 2005

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(4 mn)
Incipit - [Livre audio mp3] (lecture par Mutill)
“Ça n’a rien à voir avec la mort. Mais ça a à voir avec la sublime beauté de la couleur de la viande. Ainsi parlait Francis Bacon, un peintre du XXe siècle, expliquant pourquoi il peignait des scènes sordides et sanguinolentes. Tout en admirant son sentiment, j’émets […]”
[mp3 via edk] [wp] [wp-en] [ailleurs]

(”self-made man” traduit de l’américain par Nicolas Richard)

“Contes de la fée verte, son précédent recueil de nouvelles, démontrait la fulgurance du talent de Poppy Z. Brite. Avec Self-made man, elle revient avec de nouvelles histoires exquises et effrayantes. De l’horreur pure avec Délivrance, où un jeune travesti découvre l’amour avec un tueur, à la nouvelle historique déjantée, Mussolini et le jazz de la Nouvelle-Orléans, où un détective est engagé par le fantôme de l’archiduc François-Ferdinand, en passant par le saugrenu In vermis veritas où un asticot se confesse, Poppy Brite explore toutes les couleurs du fantastique et de l’horreur. Des derniers jours d’Elvis aux délires d’un médecin-légiste, des neiges d’un Amsterdam érotique aux bouillonnements méphitiques des bayous de la Nouvelle-Orléans, l’auteur nous convie à un festin riche de mille effrois délicats et raffinés.
Préfacé par Peter Straub, ce recueil […] comblera les plus gourmands et les fins gourmets.” (Daniel Conrad)




DYLAN THOMAS - Au Bois lacté (1953)

Lundi 29 Août 2005

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(21 mn)
Incipit, Extraits - [Livre audio mp3]
(lecture par Désiré Belladone, de Ma Parole!)
“Pour commencer par le commencement, c’est nuit de printemps sans lune dans le petit bourg, sans étoiles, et noir de bible, dans les rues aux pavés ronds, silencieuses et dans le bois bossu, bois des amoureux et des lapins qui boitillent imperceptiblement jusqu’à la […]”
[mp3 via edk] [wp] [ag]

(”Under Milk Wood” traduit de l’anglais par Jacques B. Brunius)

“Dylan Thomas voulait écrire une pièce pour les habitants du village où il termina ses jours, Laugharne (Pays de Galle), qui “mêlent les jeux d’intelligence de l’Ulysse de Joyce et le lyrisme campagnard des villageois”. “Under Milk Wood” (“Au Bois Lacté”) décrit une journée de printemps dans un port de pêche, la vie et les rêves des villageois, figures bouffones et poétiques.
Deux voix narratives tout au long de la pièce vous conduisent par les rues, pénètrent les intérieurs, présentent et révèlent les personnages que l’on va entendre d’abord rêver, s’éveiller, puis s’acquitter de leurs tâches quotidiennes, selon les moments et les lieux du jour, assister à leurs amours, leurs querelles, leur ordinaire fait d’excentricités. Les villageois se connaissent tous, se convoitent, se méprisent, se jalousent, s’aiment, les ragots vont bon train, même les morts y prennent part. Pas moins d’une soixantaine de personnages que l’auteur croque à l’aune de son destructeur génie poétique, de sa verve comique, et de la compassion qu’il éprouve pour les modèles de sa composition.
Dylan Thomas a voulu écrire une œuvre vive et bouffonne, recevable par tous. Poète au génie inné, il cisèle la langue à l’extrême, l’enrichit de métaphores, d’adjectifs qu’il invente, de systèmes d’assonance, entrelaçant sans cesse les genres littéraires où se juxtaposent lyrisme, dialogues, récitatifs, chansons, afin d’obtenir cette étonnante partition vocale qui lui fait ajouter en sous-titre d’Au Bois lacté “une pièce pour voix”. C’est également sa dernière pièce. Il en donna lecture lors de son dernier voyage aux Etats-Unis. Peu de temps après sa mort en 1953, la pièce fut éditée et une version pour la radio fut enregistrée par la BBC en 1954 avec Richard Burton lisant la voix numéro un.” (Théâtre National de Bretagne & Xavier Marchand).




CHESTER HIMES - Faut être nègre pour faire ça - Les visages de la lune (1941)

Vendredi 27 Mai 2005


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Recueil de nouvelles, Extrait: Les visages de la lune - [Lecture mp3]
(lu par Luc Saint-Elie)
“Lorsqu’elle apparaît au bord de l’embrasure de pierre grise, on dirait la tranche luisante d’une pièce d’un dollar tout neuve, serrée dans une main gantée de noir. Vous seul voyez les barreaux métalliques, sombres, contre le ciel noir, et vous savez que […]”
[mp3 via edk] [wp] [ailleurs]

(traduit de l’américain par Hélène Devaux-Minié en 1986)

Quatrième de couverture :
Voici l’Amérique de Chester Himes: ses grands nègres dégingandés avec des chaussures jaunes, ses petites frappes blanches, ses anciens boxeurs, ses faux durs qui pleurent leur mère, ses vrais truands trahis par des putains angéliques ; ceux qui ont sué, dos courbé, dans les champs de coton ; ceux qui ont usé leurs semelles aux trottoirs de Chicago ; ceux qui ont perdu leur jeunesse dans les tripots de Harlem…
Tous, un jour ou l’autre, s’échouent en un même lieu : la prison.
C’est là que Chester Himes plante le décor de la plupart de ses récits, graves ou truculents, qui sont parmi les premiers qu’il ait écrits et le derniers encore inédits.
On savourera l’histoire de ces deux flics noirs qui, par une chienne de nuit glacée, dans des entrepôts crasseux, entament de façon catastrophique une carrière illustre: Ed Cerceuil et Fossoyeur sont nés…

Né en 1909 dans le Missouri, Chester Himes, garçon d’ascenseur, condamné pour vol à main armée, écrit ses premières nouvelles au pénitencier de l’Etat d’Ohio. Elles le rendront célèbre, ainsi qu’une quinzaine de romans, en Amérique comme en Europe où il s’est exilé et s’est éteint en 1984.




DANIEL ICHBIAH - La saga des jeux vidéo (1997)

Vendredi 15 Avril 2005


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Extrait: Tetris - [Lecture mp3]
(lecture par Daniel Ichbiah)
“Par une journée de 1985, Alexei Pajitnov est traversé d’une étonnante inspiration. Il imagine un jeu fondé sur la chute de formes aléatoires à base de quatre carrés. En leur faisant subir les rotations appropriées, le joueur doit les emboîter de manière à établir des lignes pleines. Le but […]”
[mp3 via edk] [wp] [ailleurs]