Archives pour la catégorie 'Intégrales'

GUY DE MAUPASSANT - Contes de la Bécasse, Ce cochon de Morin (1882)

Dimanche 19 Novembre 2006

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(22 mn)
Intégrale - [Livre audio mp3] (lecture par Olivier K pour KSpip)
« Ça, mon ami, dis-je à Labarbe, tu viens encore de prononcer ces quatre mots, “ce cochon de Morin”. Pourquoi, diable, n’ai-je jamais entendu parler de Morin sans qu’on le traitât de “cochon” […] »
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« Chez le vieux baron des Ravots qui ne pouvait plus chasser, une coutume existait, qu’on appelait le ” conte de la bécasse”. Lorsque chaque convive avait dégusté son oiseau, le cérémonial voulait qu’après avoir graissé toutes les têtes, le maître de maison tirât au sort celui qui seul aurait le privilège de s’en régaler. “L’élu du hasard croquait le crâne suiffé en le tenant par le nez et en poussant des exclamations de plaisir. Et chaque fois les dîneurs, levant leurs verres, buvaient à sa santé. Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait sur l’ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.” Ce sont ces récits normands que Maupassant réunit ici. Histoires savoureuses sans doute à l’image du dîner, facétieuses aussi, mais pourtant cruelles : la drôlerie s’assombrit de noirceur, le tragique se lie à la farce, et le pessimisme à la bouffonnerie. »

« Le Maupassant des grands jours, des histoires assez lestes qui, dans la veine de Boule de suif, évoquent des paysans trousseurs de filles, de plantureuses noces normandes, des quincailliers de province que le démon de midi pousse à d’infructueuses tentatives de viol dans des compartiments de chemin de fer. Mais aussi ” La Peur “, ” La Folle “, le Maupassant qui en quelques pages touche le fond du coeur humain dans ce qu’il a de plus pitoyable ou cruel. Il n’est guère de portraits de la haine comparables à celui qui dans ” Saint-Antoine ” oppose un soldat allemand et un fermier du pays de Caux, et ” la Rempailleuse ” est peut-être la plus belle histoire d’amour que Maupassant ait jamais écrite. »

Gue de Maupassant




CHARLES BUKOWSKI - Les empoisonneurs de chiens: lettre à Douglas Blazek (22 mars 1966)

Samedi 8 Avril 2006

Téléchargement (3 Mo)



(7 mn)
Intégrale - [Livre audio mp3] (lecture par Denis Mallet pour Close Combat, sur jetFM)
« Les empoisonneurs de chiens sont légion. Ils font leur coup en douce et se font rarement prendre. Il est vrai qu’il n’y a pas assez de morts, il faut […] »
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(Lettre parue dans Correspondance (1958-1994), Editions Grasset 2005, traduit de l’américain par Marc Hortemel)

« Charles Bukowski, ” Hank ” pour ses amis, est né en 1920. Il est mort à San Diego le 9 mars 1994. Tour à tour postier, magasinier, employé de bureau, Bukowski venu tard à la littérature, est aujourd’hui un écrivain culte. L’ensemble de son œuvre est réunie en trois volumes de la collection Bibliothèque Grasset (Contes et nouvelles, 2003 ; Œuvre romanesque, octobre 2005 ; Mémoires et poèmes, à paraître en 2007).

Ce choix de lettres provient de trois volumes de correspondance inédite : “Hurlements du balcon (1958-1970)” , “Vivre en comptant sur la chance (1960-1970)” et “Pour atteindre le soleil (1978-1994)”. Il nous révèle un Bukowski à la fois éloigné mais toujours très proche de son œuvre. Il nous montre sans fausse pudeur et sans artifices les détails de son quotidien, le cheminement de sa pensée tout au long de ces années, et la vie intellectuelle des éditeurs underground des années 1960-1970. Il évoque avec un humour féroce les différentes femmes qui l’accompagnent ; on découvre également son rapport à l’histoire, ses réflexions sur la poésie - bien qu’il se défende de n’en avoir rien à faire.
Bukowski envoie souvent à ses amis des poèmes qu’il a tout juste achevés : ses lettres dévoilent alors une écriture à l’état brut et un travail en constante évolution. On retrouve pendant ces quatre décennies les mêmes destinataires : entre autres, E.V.Griffith, qui a publié son premier recueil de poèmes ; Jon et Louise Webb, éditeurs de Bukowski mais aussi de William Burroughs et de Henry Miller ; Carl Weissner, son éditeur allemand qui traduit son œuvre et le fait connaître dès les années 1960 en Allemagne ; enfin John Martin, fondateur de Black Sparrow Press, qui décide en 1966 de lui verser une rente à vie, pour que Bukowski quitte enfin le bureau de poste où il s’use la santé. On lit tour à tour des conseils d’encouragement, des critiques sur le monde contemporain, des jugements sur tel auteur…
Même si sa soûlographie est un élément récurrent de toute sa correspondance, on retient d’abord de Bukowski sa sensibilité, son endurance, sa générosité, sa volonté de résister à toute forme d’obscurantisme moral, littéraire ou social. » (Note de l’éditeur)

« Douglas Blazek publie la revue Ole chez Mimeo press. Blazek publie plusieurs textes de Bukowski. La revue est vite reconnue dans le milieu underground. En 1965, il publie deux ouvrages de Bukowski où apparaît pour la première fois le personnage Henry Chinaski, double de Bukowski. » (tiré du site black-sparrow)




GUY DE MAUPASSANT - Contes de la Bécasse, Pierrot (1882)

Samedi 24 Décembre 2005

Téléchargement (5 Mo)



(13 mn)
Lecture intégrale - [Livre audio mp3] (fichier sous licence CC)
“Madame Lefèvre était une dame de campagne, une veuve, une de ces demi-paysannes à rubans et à chapeaux falbalas, de ces personnes qui parlent avec des cuirs, prennent en public des airs grandioses; et cachent une âme de brute prétentieuse sous des […]”
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« Chez le vieux baron des Ravots qui ne pouvait plus chasser, une coutume existait, qu’on appelait le ” conte de la bécasse”. Lorsque chaque convive avait dégusté son oiseau, le cérémonial voulait qu’après avoir graissé toutes les têtes, le maître de maison tirât au sort celui qui seul aurait le privilège de s’en régaler. “L’élu du hasard croquait le crâne suiffé en le tenant par le nez et en poussant des exclamations de plaisir. Et chaque fois les dîneurs, levant leurs verres, buvaient à sa santé. Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait sur l’ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.” Ce sont ces récits normands que Maupassant réunit ici. Histoires savoureuses sans doute à l’image du dîner, facétieuses aussi, mais pourtant cruelles : la drôlerie s’assombrit de noirceur, le tragique se lie à la farce, et le pessimisme à la bouffonnerie. »

« Le Maupassant des grands jours, des histoires assez lestes qui, dans la veine de Boule de suif, évoquent des paysans trousseurs de filles, de plantureuses noces normandes, des quincailliers de province que le démon de midi pousse à d’infructueuses tentatives de viol dans des compartiments de chemin de fer. Mais aussi ” La Peur “, ” La Folle “, le Maupassant qui en quelques pages touche le fond du coeur humain dans ce qu’il a de plus pitoyable ou cruel. Il n’est guère de portraits de la haine comparables à celui qui dans ” Saint-Antoine ” oppose un soldat allemand et un fermier du pays de Caux, et ” la Rempailleuse ” est peut-être la plus belle histoire d’amour que Maupassant ait jamais écrite. »

Gue de Maupassant




FRIEDRICH NIETZSCHE - Ainsi parlait Zarathoustra (1885) - [Lecture intégrale]

Lundi 3 Octobre 2005
Lecture intégrale (fichiers sous licence CC)
Cette page accueille la lecture intégrale d’Ainsi parlait Zarathoustra, de Friedrich Nietzsche. Elle est tirée de la version traduite par Henri Albert disponible sur ce site ou sur wikisource.
Je publie cette lecture sous licence Creative Commons, vous êtes donc libres de réutiliser tout ou partie des fichiers audio, de les remixer ou d’en graver l’intégralité et de les diffuser en bibliothèque par exemple. Bref, servez-vous!
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“Ainsi parlait Zarathoustra est, de tous les écrits de Nietzsche, celui qui a exercé sans doute l’influence la plus forte ou, du moins, la plus spectaculaire. Ce fut essentiellement la vision du surhomme qui, dans les années 1890, n’a cessé de fasciner les contemporains au point de les rendres aveugles à l’ambiguïté radicale et aux contradictions voulues de l’”enseignement’” de Zarathoustra. Les premiers lecteurs furent davantage sensibles au prétendu jaillissement d’une force explosive qu’à l’ironie, au scepticisme et au doute qui habitaient aussi ce livre”. (Peter Pütz)
ALSO SPRACH ZARATHUSTRA
traduit de l’allemand par Henri Albert
Nietzsche

ADAPTATION AUDIO

(projet en cours…)

Première Partie, Prologue

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(15Mo, 37mn)
01 « Lorsque Zarathoustra eut atteint sa trentième année, il quitta sa patrie et […] » [mp3] [edk]


(1Mo, 2mn)
02 « Zarathoustra descendit seul des montagnes, et il ne rencontra personne. […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
03 « Lorsque Zarathoustra arriva dans la ville voisine qui se trouvait le plus […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 5mn)
04 « Zarathoustra, cependant, regardait le peuple et s’étonnait. Puis il dit: […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
05 « Quand Zarathoustra eut dit ces mots, il considéra de nouveau le peuple et […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 6mn)
06 « Mais alors il advint quelque chose qui fit taire toutes les bouches et qui fixa […] » [mp3] [edk]


(1Mo, 3mn)
07 « Cependant le soir tombait et la place publique se voilait d’ombres: alors la […] » [mp3] [edk]


(1Mo, 1mn)
08 « Quand Zarathoustra eut dit cela à son coeur, il chargea le cadavre sur ses […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
09 « Zarathoustra dormit longtemps et non seulement l’aurore passa sur son […] » [mp3] [edk]


(2Mo, 4mn)
10 « Zarathoustra avait dit cela à son coeur, alors que le soleil était à son midi: […] » [mp3] [edk]


(1Mo, 2mn)

Première Partie, Les discours de Zarathoustra

11 Les trois métamorphoses
« Je vais vous dire trois métamorphoses de l’esprit: comment l’esprit devient chameau, […] »
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(2Mo, 6mn)
12 Des chaires de la vertu
« On vantait à Zarathoustra un sage que l’on disait savant à parler du sommeil et de la vertu, […] »
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(3Mo, 7mn)
13 Des hallucinés de l’arrière-monde
« Un jour Zarathoustra jeta son illusion par delà les hommes, pareil à tous les hallucinés de l’arrière-monde […] »
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(3Mo, 8mn)
14 Des contempteurs du corps
« C’est aux contempteurs du corps que je veux dire leur fait. Ils ne doivent pas changer de méthode d’enseignement, […] »
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(2Mo, 5mn)
15 Des joies et des passions
« Mon frère, quand tu as une vertu, et quand elle est ta vertu, […] »
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(2Mo, 4mn)
16 Le pâle criminel
« Vous ne voulez point tuer, juges et sacrificateurs, avant que la bête […] »
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(2Mo, 6mn)
17 Lire et écrire
« De tout ce qui est écrit, je n’aime que ce que l’on écrit avec son propre sang […] »
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(2Mo, 4mn)
18 De l’arbre sur la montagne
« Zarathoustra s’était aperçu qu’un jeune homme l’évitait. Et comme il allait un soir seul […] »
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(3Mo, 7mn)
19 Des prédicateurs de la mort
« Il y a des prédicateurs de la mort et le monde est plein de ceux à qui il faut prêcher de […] »
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(2Mo, 5mn)
20 De la guerre et des guerriers
« Nous ne voulons pas que nos meilleurs ennemis nous ménagent ni […] »
[mp3] [edk]


(2Mo, 5mn)
21 De la nouvelle idole
« Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais […] »
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(3Mo, 7mn)
22 Des mouches de la place publique
« Fuis, mon ami, dans ta solitude! Je te vois étourdi par […] »
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(3Mo, 7mn)
23 De la chasteté
« J’aime la forêt. Il est difficile de vivre dans les […] »
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(1Mo, 3mn)
24 De l’ami
« Un seul est toujours de trop autour de moi […] »
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(2Mo, 5mn)




GUSTAVE FLAUBERT - La femme du monde (1836)

Lundi 8 Août 2005
Téléchargement (3 Mo)


No Flash ?
(7 mn)
Intégrale - [Livre audio mp3] (fichier sous licence CC)
“Tu ne me connais pas, frêle et chétive créature ; eh bien écoute. Mon nom est maudit sur la terre ; pourtant le malheur, le désespoir, l’envie qui y dominent en tyrans m’appellent souvent à leur secours. Je me réjouis dans les grandes cités et je dirige mes coups sur les peuples des […]”
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Contrairement à ce que s’imaginent les ingénus, on ne s’improvise pas écrivain. Les biographes nous ont appris que Balzac, Proust ou Simenon avaient noirci des rames de papier avant d’entrer pour de bon dans la carrière. Ce volume montre que Flaubert (1821-1880), lui non plus, n’a pas rechigné à faire ses gammes. L’ «idiot de la famille», le fumiste incapable de décrocher sa licence en droit, a tout de même rédigé l’équivalent de 1 200 pages de Pléiade entre neuf et vingt-quatre ans, sans compter les textes disparus.

La plupart de ces ébauches se lisent avec plaisir, mais valent surtout par ce qu’elles annoncent. Car tous les livres futurs, sous une forme ou sous une autre, sont esquissés dans les cahiers de l’écolier. Les Mémoires d’un fou et L’éducation sentimentale de 1845 sont à l’évidence des brouillons de la version définitive publiée en 1869.

Smar représente la première mouture d’une étrange allégorie à laquelle il consacrera une bonne partie de son existence: La tentation de saint Antoine. On relève une femme mariée abusée par un vulgaire don Juan, des scènes de bal, des silhouettes qui resurgiront dans Madame Bovary. L’attaque célébrissime de Salammbô («C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar») répond en écho à une autre phrase écrite à quatorze ans: «C’était par une folle nuit d’Italie, au mois d’août, à Florence…» Même chose pour Bouvard et Pécuchet, dont les racines plongent dans une pochade d’adolescent: Une leçon d’histoire naturelle, genre commis.

Ce gamin précoce ferait presque un peu peur. Sa vie d’adulte est toute tracée: sans laisser la moindre place au hasard des rencontres, elle aura pour unique objectif l’accomplissement de quatre ou cinq rêves d’enfant. Dans une lettre de 1851 à Louise Colet, Flaubert décrivait sa vocation d’écrivain comme une fatalité: «Depuis le temps où j’écrivais en demandant à ma bonne les lettres qu’il fallait employer pour faire les mots des phrases que j’inventais, jusqu’à ce soir où l’encre sèche sur les ratures de mes pages, j’ai suivi une ligne droite, incessamment prolongée, et tirée au cordeau à travers tout.»

Des ermites, des diables, de jolies femmes qui s’ennuient, des crétins en pagaille: la distribution est déjà au complet. Il ne manque qu’un petit détail pour que les trois coups puissent retentir. Le déclic aura lieu en 1846, lorsque son esprit sera envahi par une lubie qui le conduira à traquer les répétitions avec un soin maniaque, à soupeser chaque pronom, chaque adverbe, chaque virgule, à composer des romans de 500 pages comme s’il s’agissait de sonnets, à avancer à la vitesse d’un mot à l’heure, selon la boutade des frères Goncourt. C’est en se prosternant devant le Style, et en s’effaçant derrière Lui, que le petit génie de l’Hôtel-Dieu de Rouen devint le géant de Croisset. –Didier Sénécal, ©Lire




NICOLAS MACHIAVEL - Nouvelle très plaisante du démon qui prit femme (1515)

Mercredi 27 Avril 2005
[Lecture mp3] (fichier sous licence CC)
“Voici ce qu’on lit dans les anciennes chroniques de Florence : un très saint homme, dont la vie à cette époque édifiait tout le monde, raconte que, plongé un jour dans ses pieuses méditations, il vit, grâce à ses prières, que la plupart des […]”
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(traduction par Jean-Vincent Périès, 1825)



EDGAR ALLAN POE - Le corbeau (1845)

Samedi 19 Février 2005
Traduit par Baudelaire (1853) - [Lecture ogg] - [Lecture mp3] (fichiers sous licence CC)
“Une fois, sur le minuit lugubre, pendant que je méditais, faible et fatigué, sur maint précieux et curieux volume d’une doctrine oubliée, pendant que je donnais de la tête, presque assoupi, soudain il se fit un tapotement […]”
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Edgar Poe aime à agiter ses figures sur des fonds violâtres et verdâtres où se révèlent la phosphorescence de la pourriture et la senteur de forage. - Baudelaire.

Traduit par Mallarmé (1888) - [Lecture ogg] - [Lecture mp3] (fichiers sous licence CC)
“Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m’appesantissais, faible et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié — tandis que je dodelinais la tête, somnolant presque : soudain se fit un heurt […]”
[mp3 via edk] [txt] [wp] [wp]




VILLIERS DE L’ISLE-ADAM - Contes cruels : Véra (1883)

Jeudi 10 Février 2005
Véra - [Lecture mp3] (fichier sous licence CC)

“L’amour est plus fort que la mort, a dit Salomon: oui, son mystérieux pouvoir est illimité. C’était à la tombée d’un soir d’automne, en ces dernières années, à Paris. Vers le sombre faubourg […]”

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(Quatrième de couverture:
« Dans le tempérament de Villiers, existait un coin de plaisanterie noire et de raillerie féroce ; ce n’étaient plus les paradoxales mystifications d’Edgar Poe, c’était un bafouage d’un comique lugubre, tel qu’en ragea Swift. » J.K. Huysmans)



Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

Mercredi 9 Février 2005
[Lecture mp3] (fichier sous licence CC)

“Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements […]”

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