OCTAVE MIRBEAU - Les vingt et un jours d’un neurasthénique (1901)
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| “L’été, la mode, ou le soin de sa santé, qui est aussi une mode, veut que l’on voyage. Quand on est un bourgeois cossu, bien obéissant, respectueux des usages mondains, il faut à une certaine époque de l’année, quitter ses affaires, ses plaisirs, ses bonnes paresses, ses chères intimités, pour aller […]” | |
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« Les 21 jours d’un neurasthénique, texte de 1901, ne fut pas accueilli sans réticences par la critique, nombre de journalistes y ayant vu quelque chose qui s’apparentait à une mystification. Pour Pierre Michel c’est, au même titre que Le Jardin, une « monstruosité littéraire » […] Un raclage de fonds de tiroir ? certes. Le texte évoque dans une large mesure ces recueils de contes ou nouvelles qui sont l’une des manières contemporaines d’entrer en littérature : Mirbeau a d’ailleurs commencé par là, ou à peu près, en publiant en 1885 Les Lettres de ma chaumière. Mais Mirbeau à ce moment de sa carrière, n’est plus un débutant ; après le succès du Jardin et celui du Journal, après ses interventions dans l’Affaire Dreyfus, il n’en a plus besoin, ni pour vivre, ni pour asseoir sa notoriété […] Une fois les succès acquis, il est plus facile à Mirbeau de se détacher de ce qu’il a toujours méprisé, le roman « balzacien », solidement construit et argumenté. Contre cette forme qui se suffit à elle-même, monde dans le monde, il dresse ce livre qui part dans tous les sens et mobilise tous les genres : comédie, mélodrame, conte cruel, pamphlet politique, prêche social, pour faire entendre le monde contemporain dans sa diversité. Dans ce collage généralisé et ostentatoire, l’hybridité ne choque plus vraiment ; le lecteur se trouve en quelque sorte au-delà, dans un espace dans lequel les déterminations génériques n’ont plus de sens. Dans la littérature encore ? » (Marie-Françoise Melmoux-Montaubin, dans la revue Loxias n°8)
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Vendredi 3 Février 2006 à 17h24
J’ai terminé “Les 21 jours…” il y a quelques semaines, heureux hasard donc de tomber sur votre lecture. Surtout ce passage, cette attaque bille en tête qui résume bien l’art de Mirbeau : très fort, tête baissée, contre tous ! Et sans logique de récit. C’est l’énergie (et le style aussi, qui fait office de fil conducteur). D’autres Mirbeau sur incipit peut-être ?