“Madame Lefèvre était une dame de campagne, une veuve, une de ces demi-paysannes à rubans et à chapeaux falbalas, de ces personnes qui parlent avec des cuirs, prennent en public des airs grandioses; et cachent une âme de brute prétentieuse sous des […]”
« Chez le vieux baron des Ravots qui ne pouvait plus chasser, une coutume existait, qu’on appelait le ” conte de la bécasse”. Lorsque chaque convive avait dégusté son oiseau, le cérémonial voulait qu’après avoir graissé toutes les têtes, le maître de maison tirât au sort celui qui seul aurait le privilège de s’en régaler. “L’élu du hasard croquait le crâne suiffé en le tenant par le nez et en poussant des exclamations de plaisir. Et chaque fois les dîneurs, levant leurs verres, buvaient à sa santé. Puis, quand il avait achevé le dernier, il devait sur l’ordre du baron, conter une histoire pour indemniser les déshérités.” Ce sont ces récits normands que Maupassant réunit ici. Histoires savoureuses sans doute à l’image du dîner, facétieuses aussi, mais pourtant cruelles : la drôlerie s’assombrit de noirceur, le tragique se lie à la farce, et le pessimisme à la bouffonnerie. »
« Le Maupassant des grands jours, des histoires assez lestes qui, dans la veine de Boule de suif, évoquent des paysans trousseurs de filles, de plantureuses noces normandes, des quincailliers de province que le démon de midi pousse à d’infructueuses tentatives de viol dans des compartiments de chemin de fer. Mais aussi ” La Peur “, ” La Folle “, le Maupassant qui en quelques pages touche le fond du coeur humain dans ce qu’il a de plus pitoyable ou cruel. Il n’est guère de portraits de la haine comparables à celui qui dans ” Saint-Antoine ” oppose un soldat allemand et un fermier du pays de Caux, et ” la Rempailleuse ” est peut-être la plus belle histoire d’amour que Maupassant ait jamais écrite. »
00′00 : Avant-Propos 05″38 : Préface de Jean-Claude Carrière 10″08 : Obsolète (coquefredouille, emburlucoquer, embabouiner…) 13″50 : Pataquès 15″12 : Veuillez agréer l’Assurance (je suis rentré dans un arbre en stationnement…) 17″17 : Lapsus (En voyant le lit vide, elle le devint…) 19″29 : Épitaphe (Ici il n’y a qu’un tas d’ossements sans importance…) 23″08 : Comme son nom l’indique (Monsieur Guidon marchand de cycles…) 24″31 : Argent (Fric, radis, pognon, thunes, pèze, oseille….)
Né dans les Cévennes, Claude Gagnière découvre au lycée la littérature et la poésie française dont il tombe amoureux fou. Les dieux de son Panthéon personnel sont Alphonse Allais, Tristan Bernard, Jules Renard, Sacha Guitry, Oscar Wilde, Tristan Corbière, Vialatte. Après ses études de droit et de sciences politiques, il travaille dans l’industrie du disque, participe à la création de France Loisirs dont il devient le directeur littéraire. C’est Robert Laffont qui l’encourage à écrire des livres sur la langue française, ses sources et ses ressources, dont l’humour n’est pas le moindre.
00′00 : Préface 12″00 : Corse - La bourrasque des morts, par Jean-Baptiste Ortoli, in Contes de l’île de Corse, Maisonneuve, 1883. 17″00 : Thaïlande - Spectres, revenants et fantômes, par Charles Hardouin, in la revue des traditions populaires, 1890, T. V, p. 701-705. 19″50 : Bulgarie - Comment la mort est devenue aveugle, par Jean-Pierre Calloc’h, in la Revue des traditions populaires, 1917, T. XXXII, P. 137-138.
Spécialiste d’Anatole le Braz dont elle dirige la publication des oeuvres aux éditions Terre de Brume, Dominique Besançon se passionne depuis toujours pour les traditions populaires. Sa grande connaissance des contes et légendes et de ceux qui les collectèrent lui permet de nous offrir aujourd’hui le premier volume d’une série d’anthologies thématiques de conception tout à fait originale consacrées aux contes et légendes des régions de France et des pays du monde.
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