YASUNARI KAWABATA - Le maître ou Le tournoi de go (1952)

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Incipit + Introduction - [Livre audio mp3]
“Au matin du 18 janvier 1940, dans une auberge d’Atami, L’Uroko-ya, mourait le Maître Shusai, vingt et unième de la dynastie des Honimbo. Il entrait dans sa soixante-septième année. Le 18 janvier, c’est une date que l’on retient facilement à Atami. Dans le […]”
[mp3 via edk] [wp] [wp] [ailleurs]

(Traduit du japonais par Sylvie Regnault-Gatier)

Présentation de l’éditeur:

Yasunari Kawabata, le grand romancier japonais, prix Nobel de littérature en 1968, nous donne ici son oeuvre la plus dépouillée - celle qui lui tenait le plus à coeur. En racontant un tournoi de go, qui se déroula réellement en 1938 et qui est resté célèbre dans les annales de cet art, il analyse avec une minutie passionnée le drame d’un vieux lutteur qui succombe.
Car, sous le couvert d’un cérémonial quasi liturgique, dans le cadre séduisant d’une auberge de campagne japonaise, le vieux Maître, le héros jusqu’alors invaincu de tant d’autres “rencontres”, mène son dernier combat. En face de lui, un adversaire plus jeune, qui représente une autre sensibilité, un autre monde. Le Japon ancien affronte le nouveau, la tradition se défend contre le changement.
Sans que nul élève la voix, mais dans un climat d’une tension parfois insoutenable, le vieil homme va tomber sous les coups d’une puissante presse affairiste, des ambitions de la génération montante, et des intrigues de son entourage. En contre-point, l’auteur, ce merveilleux poète qui était aussi un habile joueur de go, commente les coups de cette partie pour laquelle même les non-initiés se passionneront et qui devient, sous sa plume, un jeu de vie et de mort.
On songe au Hermann Hesse du Jeu des perles de verre, ou au Nabokov de La Défense Loujine. Comme eux, mais de la manière unique qui est celle des conteurs orientaux, Kawabata sait évoquer les pouvoirs d’un haut divertissement de l’esprit, et en manier les symboles. Ainsi parvient-il, sans effort apparent, à exprimer la réalité la plus vaste. “Il suffit d’une branche d’arbre bien peinte”, a-t-il dit en citant le peintre chinois Chin Nung, “pour qu’on entende le bruit du vent.”

Et prochainement :
Prochainement : Flaubert

1 commentaire sur “YASUNARI KAWABATA - Le maître ou Le tournoi de go (1952)”

  1. Nessie a écrit:
    1

    Je viens de lire SNOW COUNTRY de Kawabata. J’ai écrit une petite commentaire sur mon ‘blog’ est j’ai commencer moi meme a faire une mp3 de le livre mais en anglais. Je sais que la plupart des traductions de livres Japonais sont mieux en francais que l’anglais mais c’est ça la vie!

    Je m’excuse, je suis anglophone de montreal donc mons francais ecris n’est pas le meilleur.
    Merci encore!

    Merci pour le lien, Nessie, je vais visiter ton site !
    Liseur

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