LESTER BANGS - Psychotic Reactions et autres carburateurs flingués - Iggy Pop, lampe à souder sado-maso (1977)
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| “Selon toutes les normes établies, le concert d’Iggy Pop au Palladium, vendredi soir, a été un triomphe. Iggy lui-même était férocement en forme, et le public d’un enthousiasme vorace - il aurait pu avoir autant de […]” | |
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(Traduit de l’américain par Jean-Paul Mourlon) L’intouchable micelle du plus grand des scribouillards rock. Le Michelin de la musique de jeunes qui ne distribue pas ses étoiles mais les plante là où ça fait mal… Compilant une cinquantaine d’attentats critiques perpétrés à l’Underwood rouillée par feu Lester Bangs entre 1970 et 1982 dans diverses publications américaines, Psychotic reactions & autres carburateurs flingués est en fait le vrai faux roman de la critique musicale d’après-guerre. Mi pamphlet, mi cri d’amour, la table des matières en dit long. Au hasard: “Jethro Tull au Vietnam”, “Ma nuit d’extase avec le J Geils Band”, “James Taylor doit mourir”, “Un programme de libération de masse sous forme de critique d’un disque des Stooges, ou : qui est l’imbécile ?”, et un peu plus loin encore “Louons maintenant les célèbres nains mortifères, ou : comment je me suis castagné avec Lou sans m’endormir une seule fois”. Et si les acteurs de Réactions psychotiques ont pour noms Iggy Pop, Van Morrison, Coltrane, Black Sabbath, Lennon, les Clash, le Velvet Underground ou bien encore Elvis, Bangs demeure la vraie star de ce torrent de délire. Difficile en effet d’en placer une qui fasse une étincelle après tant de lucidité nombriliste héritée d’Hunter S. Thompson voire de Tom Wolfe. Un pavé de mauvaises intentions déclamées avec une verve et un degré d’analyse assez rare. Et le style ! Ah oui, le style ! Surtout que le traducteur du monument en question brille plutôt niveau inspiration ; la moindre des choses pour ce Bangs (1948-1982) qui écrivit : “qui était le meilleur écrivain d’Amérique ? Bukowski ? Burroughs ? Hunter Thompson ? Laissez tomber. J’étais le meilleur. Je n’écrivais pratiquement que des chroniques de rock, et encore, pas tant que ça…” |
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Samedi 30 Juillet 2005 à 18h59
Je ne verrai jamais plus les rockeurs comme avant ! :D
Mardi 20 Septembre 2005 à 17h49
très bon… très bonne idée de faire ça à la voix aussi ! peut-être une suggestion : rajout un fond sonore apocalyptique ?
en tout cas merci pour l’extrait, depuis le temps que j’en entends parler de ce bouquin de lester bangs…
en tout cas, Iggy est décidément le meilleur !
Samedi 31 Décembre 2005 à 17h40
Merci pour ce beau texte, d’une facture classique, mais touchant. Iggy n’y est pas réduit à la “viande” que voient tant de chercheurs de scandale, mais il est décrit comme un être humain. Un fer à souder qui nous jette de l’amour au visage.
Vendredi 15 Décembre 2006 à 2h30
Magnifique, où on peut voir tout le romantisme d’Iggy.