RENÉ DESCARTES - Discours de la méthode (1637)

Ce billet a été posté dans la catégorie Extraits, 1600..., Documentaires, Essais.



No Flash ?
Téléchargement
Extrait - [Lecture mp3] (fichier sous licence CC)
“D’où vient que si on ôte le sang de quelque partie, on en ôte par le même moyen la chaleur; et encore que le coeur fût aussi ardent qu’un fer embrasé, il ne suffirait pas pour réchauffer les pieds et les mains tant […]”
[mp3 via edk] [wp] [txt]
Dans son Discours de la méthode, Descartes semble annoncer Le Corbusier quand il rêve de villes tracées au cordeau, délivrées du désordre médiéval, et qu’il compare l’empilement chaotique des savoirs hérités de la tradition à ces constructions de guingois encombrant le coeur de la capitale. Déplorant la confusion de leur agencement et magnifiant la transparence des édifices rationnels, Descartes formule le projet utopique d’un futur proche où l’homme se serait rendu “comme maître et possesseur de la nature”. Relire le Discours de la méthode c’est à cet égard remonter à la source des fantasmes prométhéens de la modernité.

Cependant, Descartes redevient philosophe dès lors qu’il rejoint sa chambre et nous invite, à son instar, à nous arrêter en chemin pour tester la solidité de nos certitudes. C’est à l’âge d’homme, quand le savoir accumulé obscurcit l’esprit, qu’il faut savoir s’offrir, au moins une fois en sa vie, le luxe du doute. Faites place nette sur votre table de chevet pour y déposer, comme une purge aux vertus cathartiques, ce texte radicalement moderne ! –Paul Klein

5 commentaires sur “RENÉ DESCARTES - Discours de la méthode (1637)”

  1. Anaxagore a écrit:
    1

    Quelle joie que d’écouter une si remarquable lecture. Réflexions sur le coeur et le sang très intéressantes :-)
    Je signale le blogue sur mon propre site !
    Cordialement
    Anaxagore

  2. Blandine Catastrophe a écrit:
    2

    Excellent. Cette réflexion nous rapelle que l’on percevait le monde autrement à d’autres époques.
    Il y a moins d’un siècle, c’était encore une idée couramment répandue que les enfants étaient insensibles à la douleur et qu’il fallait les battre régulièrement. Heureusement, les idées évoluent.

  3. kathink a écrit:
    3

    Jolie voix! J’aime bien vous écouter :)

  4. Secco Dénisio a écrit:
    4

    C’est bien beau de lire dans Descartes toute cette nouveauté et cet élan de la raison humaine qui, subitement, reprend confiance en elle-même et redevient conquérante!

  5. Zizou a écrit:
    5

    Très bon site, on aimerait avoir plus de classiques et sutout Dostoievski SVP. Bonne continuation

Rédiger un commentaire

Avant de poster un message, vous devez prouver que vous êtes bien un humain et non un affreux robot spammeur! Recopiez le mot de 7 lettres dessiné ci-dessous (si le mot est vraiment trop illisible, vous pouvez recharger la page pour en obtenir un autre):

authimage