CHESTER HIMES - Faut être nègre pour faire ça - Les visages de la lune (1941)

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Recueil de nouvelles, Extrait: Les visages de la lune - [Lecture mp3]
(lu par Luc Saint-Elie)
“Lorsqu’elle apparaît au bord de l’embrasure de pierre grise, on dirait la tranche luisante d’une pièce d’un dollar tout neuve, serrée dans une main gantée de noir. Vous seul voyez les barreaux métalliques, sombres, contre le ciel noir, et vous savez que […]”
[mp3 via edk] [wp] [ailleurs]

(traduit de l’américain par Hélène Devaux-Minié en 1986)

Quatrième de couverture :
Voici l’Amérique de Chester Himes: ses grands nègres dégingandés avec des chaussures jaunes, ses petites frappes blanches, ses anciens boxeurs, ses faux durs qui pleurent leur mère, ses vrais truands trahis par des putains angéliques ; ceux qui ont sué, dos courbé, dans les champs de coton ; ceux qui ont usé leurs semelles aux trottoirs de Chicago ; ceux qui ont perdu leur jeunesse dans les tripots de Harlem…
Tous, un jour ou l’autre, s’échouent en un même lieu : la prison.
C’est là que Chester Himes plante le décor de la plupart de ses récits, graves ou truculents, qui sont parmi les premiers qu’il ait écrits et le derniers encore inédits.
On savourera l’histoire de ces deux flics noirs qui, par une chienne de nuit glacée, dans des entrepôts crasseux, entament de façon catastrophique une carrière illustre: Ed Cerceuil et Fossoyeur sont nés…

Né en 1909 dans le Missouri, Chester Himes, garçon d’ascenseur, condamné pour vol à main armée, écrit ses premières nouvelles au pénitencier de l’Etat d’Ohio. Elles le rendront célèbre, ainsi qu’une quinzaine de romans, en Amérique comme en Europe où il s’est exilé et s’est éteint en 1984.

2 commentaires sur “CHESTER HIMES - Faut être nègre pour faire ça - Les visages de la lune (1941)”

  1. Liseur a écrit:
    1

    Grand merci à Luc Saint-Elie pour avoir accepté mon invitation et pour nous offrir cette lecture de Chester Himes! Après Bukowski et Fante, nous avons là un beau trio de “bad boys” à plumes sur IncipitBlog!

  2. rotko a écrit:
    2

    La production de Chester Himes est abondante et multiforme mais toujours intéressante : la verve et le pittoresque des polars mais aussi la fièvre et la violence personnelle qu’on trouve dans “regrets sans repentir”, une autobiographie tourmentée d’un écorché vif. “Qu’on lui jette la première pierre” est la naissance de l’écrivain en prison et un documentaire de première bourre. La croisade de Lee Gordon, devenue “la croisade solitaire” parle du syndicalisme et du racisme, un témoignage autorisé, vu l’existence agitée de Chester Himes.

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