Archives de Avril 2005

NICOLAS MACHIAVEL - Nouvelle très plaisante du démon qui prit femme (1515)

Mercredi 27 Avril 2005
[Lecture mp3] (fichier sous licence CC)
“Voici ce qu’on lit dans les anciennes chroniques de Florence : un très saint homme, dont la vie à cette époque édifiait tout le monde, raconte que, plongé un jour dans ses pieuses méditations, il vit, grâce à ses prières, que la plupart des […]”
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(traduction par Jean-Vincent Périès, 1825)



RAYMOND QUENEAU - Exercices de style (1947)

Vendredi 22 Avril 2005
Extraits - [Lecture mp3]
“Notations
Dans l’S, à une heure d’affluence. Un type dans les vingt-six ans, chapeau mou avec cordon remplaçant le ruban, cou trop long comme si on lui avait tiré dessus. Les gens […]”
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Article wikipédia :
Exercices de style est un ouvrage de Raymond Queneau paru en 1947 et dans lequel la même histoire est racontée 99 fois, de 99 façons différentes.
Dans cette histoire, le narrateur rencontre dans un bus, un jeune homme au long cou, coiffé d’un chapeau orné d’une tresse au lieu de ruban. Ce jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, et va ensuite s’asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur revoit ce jeune homme qui est maintenant en train de discuter avec un ami. Celui le conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus.
Quelques exemples des différentes variantes sur lesquelles Queneau raconte l’histoire : récit, rêve, défitionnel, avec anglicismes, vulgaire, onomatopées, gastronomique…



OLIVIER RAZAC - Histoire politique du barbelé (2000)

Dimanche 17 Avril 2005
Incipit - [Lecture mp3]
“Vieux de plus d’un siècle, le fil de fer barbelé a été et reste largement utilisé. Quasiment partout en fait, autour des champs et des pâtures à la campagnes, à la ville, au-dessus des murs ou des grillages des usines, des casernes et de certaines maisonnées inquiètes. Ailleurs […]”
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Quatrième de couverture
En un peu plus d’un siècle, le barbelé est devenu un symbole universel d’oppression, de tyrannie et de violence. Surgi en Amérique du Nord comme un dispositif destiné à contenir les troupeaux et éloigner les Indiens, il a trouvé son emploi massif dans la guerre de tranchées entre 1914 et 1918, puis à nouveau dzans les archipels concentrationnaires du monde entier tout au long du XXè siècle. D’une efficacité maximale pour un prix minimal, le barbelé figure -pour le pire- parmi les inventions qui jalonnent l’histoire du siècle. Ses emplois trahissent, bien longtemps avant la maladie de la vache folle, l’un des secrets les mieux gardés de l’économie biopolitique moderne: ce qui s’applique aux troupeaux s’applique à l’homme aussi. “Nous périrons tous en cœur avec plaisir en somme, dans un monde que nous aurons mis cinquante siècles à barbeler de contraintes et d’angoisse. (Céline, discours à Zola).



DANIEL ICHBIAH - La saga des jeux vidéo (1997)

Vendredi 15 Avril 2005


No Flash ?
Extrait: Tetris - [Lecture mp3]
(lecture par Daniel Ichbiah)
“Par une journée de 1985, Alexei Pajitnov est traversé d’une étonnante inspiration. Il imagine un jeu fondé sur la chute de formes aléatoires à base de quatre carrés. En leur faisant subir les rotations appropriées, le joueur doit les emboîter de manière à établir des lignes pleines. Le but […]”
[mp3 via edk] [wp] [ailleurs]




JOHN KENNEDY TOOLE - La conjuration des imbéciles (1980)

Samedi 9 Avril 2005
Incipit - [Lecture mp3]
“Une casquette de chasse verte enserrait le sommet du ballon charnu d’une tête. Les oreillettes vertes, pleines de grandes oreilles, de cheveux rebelles au ciseau et des fines soies qui croissaient à l’intérieur même desdites oreilles, saillaient de […]”
[mp3 via edk] [wp]
(traduction par Jean-Pierre Carasso)

Quatrième de couverture :
« Écrit au début des années soixante par un jeune inconnu qui devait se suicider en 1969, à l’âge de trente-deux ans, parce qu’il se croyait un écrivain raté, La Conjuration des imbéciles n’a été éditée qu’en 1980. Le plus drôle dans cette histoire, pour peu qu’on goûte l’humour noir, c’est qu’aussitôt publié, le roman a connu un immense succès outre-Atlantique et s’est vu couronné en 1981 par le prestigieux prix Pulitzer. Une façon pour les Américains de démentir à retardement le pied de nez posthume que leur adressait l’écrivain, plaçant en exergue à son livre cette citation de Swift: “Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui.” » - Bernard Le Saux, Le Matin

Et prochainement :
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CHARLES BUKOWSKI - Pulp (1994)

Mardi 5 Avril 2005
Incipit - [Lecture mp3]
“C’était encore mon bureau. Mais plus pour longtemps, puisque j’étais en fin de bail et que McKelvey devait fignoler les derniers détails de mon expulsion. Vu que l’air conditionné avait rendu l’âme, il y faisait aussi chaud qu’en Enfer […]”
[mp3 via edk] [wp]
(traduction par Gérard Guégan)

Quatrième de couverture :
Louis-Ferdinand Céline n’est pas mort en 1961. On l’a aperçu à Los Angeles. Et une pulpeuse créature qui n’est autre que la Mort charge un «privé» minable, Nick Belane, de le retrouver : «Je veux m’offrir, dit-elle, le plus grand écrivain français.» Ainsi commence l’ultime roman du génial et intenable auteur des Contes de la folie ordinaire et d’ Au sud de nulle part. Une enquête échevelée, jalonnée de saouleries et de cadavres, d’autant plus compliquée que le malheureux Belane doit aussi retrouver le Moineau écarlate et pister une nommée Cindy qui roule en Mercedes rouge…

En détournant le roman policier et la littérature de gare, le vieux Buk, comme d’habitude, écrit le roman philosophique d’aujourd’hui… Il excitera les amateurs de littérature et les esprits libres (il doit y en avoir encore quelques uns).
Philippe Sollers, Le Monde.